Coronavirus : Les contaminations en hausse sur une semaine en France, une première depuis juillet

EPIDEMIE Il est trop tôt pour parler d’un tout début de cinquième vague, mais on sait que l’hiver est plus propice à la propagation du coronavirus

R. G.-V.
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Devant un laboratoire d'analyses médicales en mars 2021 (archives).
Devant un laboratoire d'analyses médicales en mars 2021 (archives). — THOMAS COEX / AFP

Faut-il y voir là les prémices d’une cinquième vague épidémique ? Il est bien sûr trop tôt pour le dire mais, mercredi, pour la première fois depuis la mi-août, on a détecté plus de cas de Covid-19 que le mercredi précédent (en moyenne mobile sur sept jours, d’où les chiffres publiés seulement samedi soir). En clair : la courbe des contaminations repart à la hausse. Le nombre de cas a augmenté de 4,1 % en une semaine pour s’établir à un peu plus de 4.400 cas en moyenne mercredi. C’est un niveau qui est faible, mais deux fois plus élevé qu’au creux de la vague après la fin du dernier confinement, en juin.

Dans le même temps, comme l’indique Covidtracker, qui collecte et agrège les données épidémiques, le nombre de dépistages est stable en France. C’est-à-dire que la hausse des cas n’est pas liée à une hausse des dépistages. « Il est donc fortement probable que l’activité épidémique soit en train de s’intensifier », analyse le créateur du site, Guillaume Rozier, sur Twitter. Ce n’est pas forcément surprenant, tant on a vu l’hiver dernier que les basses températures et l’humidité étaient très propices à une meilleure transmission du Covid-19.

Les prochains jours vont être décisifs pour savoir si la remontée sera durable ou si on s’achemine vers un « plancher bas » de contaminations. Toutefois, dans les jours à venir, les données épidémiques risquent d’être perturbées par la fin de la gratuité des tests « de confort » entrée en vigueur le 15 octobre : le monitoring de l’épidémie en France sera probablement moins performant, au moins temporairement. Toujours d’après Covidtracker, pour le moment les « indicateurs sanitaires (admissions à l’hôpital, décès) restent en baisse ou stables », indique Guillaume Rozier. « Pour le moment ».