Coronavirus dans les Hauts-de-France : Accalmie côté Covid-19 mais hausse des pathologies hivernales

MALADIES Le répit constaté sur le front de l’épidémie de coronavirus n’empêche pas la montée en puissance des pathologies hivernales telles que la bronchiolite ou la gastro-entérite

Mikaël Libert
— 
Les épidémies hivernales font leur retour (illustration).
Les épidémies hivernales font leur retour (illustration). — V. WARTNER / 20 MINUTES
  • Dans les Hauts-de-France, l’épidémie de coronavirus reste sur un plateau.
  • Les indicateurs montrent une situation pré-épidémique pour les pathologies hivernales comme la bronchiolite ou la gastro-entérite.

Dommageable retour à la normale. Dans les Hauts-de-France, exception faite du Pas-de-Calais, l’épidémie de coronavirus est en recul constant. Pour autant, les indicateurs de Santé publique France font ressortir une augmentation des épidémies dites « hivernales ». Des maladies virales, comme la grippe, qui avaient presque disparu au cours de la même période l’année dernière grâce aux mesures sanitaires mises en place pour lutter contre le Covid-19.

Sur le front de la surveillance de l’épidémie de coronavirus, les indicateurs confirment une certaine stabilité. Au niveau régional, le taux d’incidence est de 31 pour 100.000 habitants et le taux de positivité est établi à 0,8 %. Santé publique France note tout de même une légère augmentation du nombre de cas dans le département du Pas-de-Calais où 24 nouvelles contaminations pour 100.000 habitants ont été comptabilisées la semaine dernière contre 17 la semaine précédente. Partout ailleurs, le nombre est stable, voire en baisse dans l’Oise.

Situation pré-épidémique pour la grippe, la bronchiolite et la gastro

Mais la levée ou l’allègement de certaines mesures sanitaires pour faire barrage au coronavirus a permis à d’autres pathologies de faire leur réapparition. C’est le cas pour la bronchiolite des enfants, la gastro-entérite et la grippe et des syndromes grippaux, maladies pour lesquelles les Hauts-de-France sont en situation pré-épidémique.

Dans le cas de la bronchiolite, les cas sont d’ailleurs en constante augmentation depuis les quatre dernières semaines avertit Santé publique France. L’activité des services d’urgence et de SOS médecins autour de cette pathologie est même supérieure à celle observée à la même période lors des saisons précédentes.

Côté gastro-entérite aiguë, l’activité demeure faible et les admissions aux urgences stables. En revanche, elle est en hausse chez les SOS médecins. Le niveau de contamination est comparable à ceux observés à période équivalente les années précédentes.