Pollution : Les enfants pauvres « sont plus vulnérables à la pollution de l’air », selon une étude de l’Unicef et de Réseau Action Climat

SANTÉ PUBLIQUE L'Unicef et le Réseau Action Climat alertent sur la pollution de l'air dans les villes, qui touche particulièrement les enfants pauvres

X. R.
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La pollution atmosphérique touche particulièrement les enfants citadins.
La pollution atmosphérique touche particulièrement les enfants citadins. — AFP

Plus de trois enfants sur quatre respirent un air pollué en France. C’est le constat alarmant que dressent l’Unicef et le Réseau Action Climat dans une étude publiée ce jeudi. « Ce chiffre s’explique par une exposition plus importante à la pollution atmosphérique dans les villes, où vivent la plupart des enfants », soulignent-ils. Conséquence, ces enfants risquent de développer diverses pathologies (asthme, allergies) en raison de « l’immaturité de leurs organismes et de la fréquence à laquelle ils respirent ».

Le rapport pointe surtout la vulnérabilité des enfants pauvres, liée à deux facteurs : « les populations pauvres habitent davantage dans les villes, où le niveau de pollution est plus élevé », et « les zones socio-économiquement défavorisées disposent de moins d’espaces verts, de parcs » pour contrebalancer cette exposition.

Investir dans les vélos et les transports en commun

Les deux organisations notent toutefois que dans les villes, milieu social et exposition à la pollution ne sont pas toujours liés. Ainsi à Lille (Nord), l’exposition au dioxyde d’azote « augmente avec le niveau de défaveur socio-économique », alors que « l’inverse est observé à Paris ».

L’Unicef et le Réseau Action Climat présentent donc cinq recommandations pour lutter contre la « défaveur sociale » face à la pollution, comme une meilleure prise en compte « des enfants dans l’élaboration des politiques de santé environnementale » et « des enjeux sociaux dans l’élaboration des politiques de lutte contre la pollution de l’air ». Des solutions concrètes sont avancées pour « accompagner socialement les changements de mobilité », via l’investissement dans les transports en commun ou l’augmentation du fonds vélo.