Covid-19 : L’Institut Pasteur affiche un « optimisme prudent » sur l’évolution de l’épidémie

EPIDEMIE Selon les projections de l’Institut, la reprise de l’épidémie pourrait être assez faible pour éviter de nouvelles mesures comme le couvre-feu ou le confinement, à condition de maintenir les gestes barrières

20 Minutes avec AFP
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La fin de la gratuité des tests risque-t-elle de faire repartir le nombre de cas à la hausse ?
La fin de la gratuité des tests risque-t-elle de faire repartir le nombre de cas à la hausse ? — Thomas COEX / AFP

Quel est l’impact du refroidissement des températures sur l’évolution du Covid-19 ? D’un relâchement possible des gestes barrières ou d’une baisse de l’efficacité des vaccins ? Alors que le masque n’est plus obligatoire dans les écoles primaires de 61 départements, que la levée du pass sanitaire a été évoquée mais repousséesine die et que les médecins craignent une baisse du nombre de tests PCR avec la fin de leur gratuité, l’ Institut Pasteur a pris en compte plusieurs scénarios dans ses dernières modélisations et affiche un « optimisme prudent ».

Pasteur anticipe notamment « une couverture vaccinale de 81 % chez les adolescents et de 90 % chez les adultes courant décembre ». Il table sur une variation des taux de transmission liée aux conditions climatiques comprise entre 20 % et 40 %. Quant à l’efficacité des vaccins et son impact du variant Delta, l’Institut Pasteur fait l’hypothèse que la vaccination réduit le risque d’hospitalisation de 95 %.

Pas de retour au couvre-feu

« Ces modélisations poussent à un optimisme prudent », écrivent les spécialistes de l’Institut. « Grâce à la couverture vaccinale élevée, il ne sera a priori pas nécessaire de réinstaurer des mesures très contraignantes type couvre-feu ou confinement ». Si les mesures et comportements actuels sont maintenus, il ne s’attend donc pas à une « reprise importante de l’épidémie, même lorsqu’on prend en compte le refroidissement des températures ».

L’Institut n’écarte cependant pas des scénarios « la diminution de l’efficacité vaccinale au cours du temps ou l’émergence d’un nouveau variant », ni un relâchement des gestes barrières, qui seraient « susceptibles de dégrader ces projections » et de « générer une pression importante sur le système hospitalier ».