Coronavirus : Le Conseil scientifique recommande une sortie en douceur du pass sanitaire

EPIDEMIE La fin du remboursement des tests de dépistage du Covid-19 dits « de confort » inquiète en revanche le Conseil scientifique

R. G.-V.
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Un panneau annonçant un contrôle du pass sanitaire. (illustration)
Un panneau annonçant un contrôle du pass sanitaire. (illustration) — Mourad ALLILI/SIPA

Le Conseil scientifique existe toujours et a rendu son dernier avis jeudi 7 octobre, relate France Info. Cet avis concerne notamment la fin de l’application du pass sanitaire. Actuellement, la loi stipule qu’il est en vigueur jusqu’au 15 novembre. Le gouvernement n’a, depuis quelques jours, pas caché son intention de pouvoir garder cette mesure de freinage de l’épidémie sous le coude jusqu’à l’été prochain. Le Conseil scientifique, lui, demande une sortie en douceur du pass : c’est-à-dire le prolonger jusqu’à la fin d’année mais dans une version allégée.

Le Conseil scientifique, formé début 2020 pour conseiller le gouvernement sur ses décisions face à la pandémie de coronavirus, demande en fait une phase de « préparation » qui doit permettre « la poursuite de la vaccination des personnes les plus âgées et à risque (primo-vaccination et 3e dose qui doivent être accélérées) et de mieux évaluer l’impact de la vaccination sur l’infection à moyen terme ». Il s’agit aussi de prendre des précautions alors que la saison froide arrive et qu’elle peut se révéler plus favorable aux transmissions.

Des gestes barrières moins bien respectés

Toujours au sujet du pass sanitaire, les scientifiques qui forment le Conseil pensent que s’il doit être levé, il doit l’être sur tout le territoire métropolitain en même temps, et pas département par département.

Enfin, le déremboursement des tests de dépistage dits « de confort », à partir du 15 octobre, pour inciter à la vaccination, inquiète le Conseil scientifique. Sachant que, là aussi, la saison froide arrive et d’autres épidémies vont venir occuper les hôpitaux, alors que les gestes barrières, qui avaient grandement limité leur impact l’année dernière, sont moins bien respectés.