« Le sport me permet de me vider la tête »… Ils partagent leurs astuces pour soulager leur charge mentale

VOTRE VIE VOTRE AVIS Penser à tout, pour tout le monde, constamment… Parents, en couple ou célibataires, ils racontent comment ils essaient de dompter leur charge mentale

Sélène Agapé
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(Illustration) Des parents épuisés.
(Illustration) Des parents épuisés. — Canva / Getty Images Pro
  • Ce dimanche 10 octobre, c’est la journée mondiale de la santé mentale.
  • Burn-out, dépression, surmenage… La crise sanitaire a fait exploser la charge mentale et nourrit des effets néfastes sur la santé. Près de 20 % des Français estiment la subir de manière excessive, selon une étude de l’Ipsos, publiée en 2018.
  • Psychologue, sport, application… Nos internautes expliquent quelles sont leurs solutions pour alléger leur charge mentale.

Les devoirs, les rendez-vous médicaux, les réunions, les sorties… Trouver un équilibre entre les impératifs du quotidien et un emploi par moments très prenant, c’est le lot de la quinzaine d’internautes qui ont répondu à notre appel. En France, huit femmes sur 10 seraient concernées par la charge mentale, selon une étude de l'Ipsos publiée en 2018, mais les hommes n’en sont pas dispensés.

Alors, comment jongler entre ses différentes casquettes et s’accorder du temps pour soi avec un emploi du temps surchargé ? « En général, quand c’est enfin mon tour de souffler en lisant 20 Minutes, il est déjà bien tard », admet Nawel, pour qui les femmes sont de vrais « agendas sur pattes ». Si cette belle-mère d’un ado et un pré-ado parvient à tenir le coup, d’autres ont craqué sous la pression malgré leur volonté de fer. C’est quand elle a eu son accident de voiture, six mois après son retour de congé maternité, qu’Ann a réalisé qu’elle était en plein burn-out. « J’ai changé d’emploi mais rien n’a vraiment changé, je n’ai pas de relais à la maison, je cours pour récupérer mon enfant à l’école », observe cette maman en instance de divorce. Aujourd’hui, elle voit un psy, mais « la charge mentale est présente H24 », avoue-t-elle.

« Je baisse mes exigences »

Après 10 ans de carrière, Marine* est actuellement arrêtée pour surmenage. « Au-delà de la charge de travail, je peux dire que l’aspect télétravail m’a achevé », explique-t-elle. Elle dénonce le mauvais usage de certains outils comme les messageries instantanées comme Teams qui induisent « une disponibilité sans faille, même après les horaires de travail », déplore-t-elle. A son retour, elle espère l’utiliser de manière ponctuelle et ainsi cesser de faire des « heures supplémentaires astronomiques ».

A deux doigts de l’épuisement professionnel l’an dernier, Pauline se montre désormais bienveillante envers elle-même pour « ne plus en arriver là ». « Je baisse mes exigences », reconnaît la maman d’une petite fille. « Plus le temps passe, plus j’arrive à admettre que j’ai le droit d’être imparfaite, de ne pas toujours être au top », ajoute-t-elle, confiant qu’elle envie celles et ceux qui parviennent à lâcher prise.

Déléguer les tâches du quotidien

Et si une application venait alléger cette charge mentale ? C’est la mission que Marie-Anne à confier à MyFamiliz pour alléger sa charge mentale. « Elle me permet de partager toutes les tâches, les rendez-vous, les activités des enfants, les listes de courses et d’avoir un répertoire commun avec mon conjoint et mes enfants », détaille-t-elle. « Une solution pour déléguer toutes les tâches du quotidien », résume-t-elle.

Trouver un allié, Samuel et son épouse pourraient sauter le pas en faisant appel à une aide ménagère. « Bien que nous partagions toutes les tâches [enfants, animaux, quotidien, etc.], nous aimerions profiter pleinement de nos soirées et du week-end », confie ce chef de deux entreprises. Julie, « maman parisienne de trois enfants », l’a déjà franchi pour gérer cette « accumulation d’actions à réaliser ». Ainsi, elle passe plus de temps avec les siens et limite les frustrations côté sorties. Le télétravail mis en place dans son entreprise lui a aussi permis de reprendre le sport.

Esther, de son côté, célibataire à la vie bien remplie, voit une psychologue pour maîtriser son trouble anxieux généralisé, « après être passée par des années difficiles dont plusieurs dépressions ». La professeure de français fait aussi de l’équitation, de la marche et de l’exercice à la maison. « Faire du cheval c’est mon moment à moi et ça me permet de faire une activité qui libère de bonnes hormones positives pour ma semaine tout en apprenant de nouvelles choses », loue-t-elle.

Prendre du temps pour soi

Plusieurs de nos contributeurs se servent du sport comme un exutoire. Laurent en a besoin « pour se vider la tête et pour ne pas succomber à des idées noires quand il est fatigué ». Il aime aussi beaucoup la musique comme Caroline, dont « c’est le remède pour se relaxer », entre deux tâches administratives réalisées durant sa pause déjeuner. « Le meilleur moyen pour m’évader de toute cette pression c’est de créer quelque chose », témoigne de son côté Laurie, adepte du bricolage et des loisirs créatifs. Et quand elle flanche, sa psychologue n’hésite pas à la remettre dans le droit chemin.

« Quand je suis devenue mère, j’ai vite compris que me trouver des espaces de respiration était essentiel à ma santé mentale », nous écrit Marie. Elle s’accorde « quatre à cinq mois par semaine » du temps pour elle allant de 30 minutes « sur son temps de pause midi » à une heure en sa fille « plus longtemps à la garderie sans culpabiliser ». Elle en profite pour aller s’aérer dans la nature, prendre un café en solo ou avec une amie. « Ces temps me servent pour moi et aussi à avoir une disponibilité psychique au travail, pour ma famille et mes amies ».

*Le prénom a été changé.