Vaccination : L’Afrique va manquer de près de 500 millions de doses de vaccins anti Covid-19, annonce l’OMS

EPIDEMIE Avec les doses disponibles actuellement seule 17 % de la population du continent pourra être vaccinée d’ici la fin de l’année

M.F avec AFP
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Un homme reçoit une dose de vaccin contre le coronavirus AstraZeneca donnée par la Grande-Bretagne, à Nairobi, au Kenya, le samedi 14 août 2021.
Un homme reçoit une dose de vaccin contre le coronavirus AstraZeneca donnée par la Grande-Bretagne, à Nairobi, au Kenya, le samedi 14 août 2021. — Brian Inganga/AP/SIPA

Les inégalités autour des vaccinations contre le coronavirus toujours plus criantes. L’OMS a annoncé jeudi que faute de doses, le mécanisme Covax allait expédier en Afrique environ 150 millions de vaccins de moins que ce qui était prévu.  Le système de financement international est censé permettre à 92 États et territoires défavorisés de recevoir gratuitement des vaccins financés par des nations plus prospères.

En prenant en compte ce déficit, 470 millions de doses de vaccin attendues sur le continent permettront de vacciner seulement 17 % de la population, a estimé le bureau régional pour l’Afrique de l’Organisation mondiale de la santé lors de son briefing hebdomadaire. Il en faudrait deux fois plus pour atteindre l’objectif mondial de 40 % de vaccinés à la fin de l’année. Cette insuffisance de vaccins intervient alors que l’Afrique a franchi cette semaine la barre des 8 millions d’infections, souligne l’OMS.

« Les pays riches s’emploient à écarter le Covax du marché »

Matshidiso Moeti, directrice Afrique de l’OMS, a déploré que « les pays riches s’emploient à écarter le Covax du marché », privant ce mécanisme de doses suffisantes. Selon elle, « les immenses disparités en matière d’équité d’accès aux vaccins sont loin d’être comblées aussi rapidement qu’il le faut ».

Environ 95 millions de doses devraient être réceptionnées en Afrique via Covax au cours du mois de septembre mais, malgré la reprise des expéditions, « l’Afrique n’a pu vacciner que 50 millions de personnes, soit 3,6 % de sa population », rappelle l’OMS Afrique. La semaine dernière, il a dû revoir ses prévisions à la baisse, ses fondateurs expliquant le manque de doses disponibles « par les interdictions d’exportation, la priorité accordée aux accords bilatéraux entre les fabricants et les pays, les retards dans le dépôt des demandes d’homologation », etc.