Coronavirus en Polynésie : Maintien du couvre-feu, mais levée progressive du confinement

EPIDEMIE Les restaurants pourront rouvrir dès la semaine prochaine et le sport sera à nouveau autorisé

M.F avec AFP
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La Polynésie française entame un déconfinement progressif (ici île de Moorea)
La Polynésie française entame un déconfinement progressif (ici île de Moorea) — Jacques Witt/SIPA

Les Polynésiens vont retrouver un peu de liberté. Les mesures de confinement pour lutter contre la propagation du coronavirus, en vigueur depuis le 23 août et prolongées jusqu’au lundi 20 septembre, vont être progressivement levées. Le haut-commissaire Dominique Sorain et le président de la  Polynésie française Edouard Fritch ont annoncé, jeudi à Papeete, que le confinement serait maintenu le week-end dans les îles les plus peuplées, mais levé en semaine.

Les restaurants pourront rouvrir et le sport sera autorisé, en dehors des compétitions. Les musées, salles d’exposition et cinémas restent en revanche fermés. Les rassemblements de plus de dix personnes sont interdits. Les croisières pourront reprendre, sous réserve que le personnel comme les passagers soient vaccinés.

Évacuation sanitaire vers la métropole

L’épidémie a fait 585 morts en Polynésie, dont les trois quarts depuis le début du mois d’août. Le nombre de décès quotidiens et les hospitalisations sont en baisse depuis une semaine, sauf au service réanimation du Centre hospitalier, qui reste saturé avec 49 patients. Une première évacuation sanitaire est prévue ce vendredi à destination de la métropole. Huit à dix patients nécessitant des soins en réanimation seront transportés sur un vol French Bee, affrété par la France. Cet avion-civière est « doté de matériel de respiration et de bouteilles d’oxygène », selon la compagnie, qui assure que c’est « la première opération de ce type jamais réalisée » entre la Polynésie française et la métropole, distantes de 17.000 kilomètres.

Lors de leur allocution commune, Edouard Fritch et Dominique Sorain ont aussi appelé à « éviter la haine et la division ». Le président autonomiste de l’assemblée locale et maire de Bora Bora, Gaston Tong Sang, avait suggéré que la vaccination participait à l’augmentation du nombre de malades. Le maire de Paea et vice-président du parti indépendantiste, Antony Géros, avait pour sa part accusé le centre hospitalier de pratiquer « l’euthanasie ». Le président Edouard Fritch a annoncé qu’il « porterait plainte » et a assuré les soignants de son soutien.