Coronavirus : Le nombre de tests en « net recul » depuis deux semaines

EPIDEMIE Le nombre de tests avait atteint un niveau record de 5,7 millions durant les semaines du 9 août et du 16 août

20 Minutes avec AFP
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Dépistage du Covid-19 via un test PCR (photo d'illustration).
Dépistage du Covid-19 via un test PCR (photo d'illustration). — Jean-Francois Badias/AP/SIPA

Avec 4,6 millions de tests de dépistage du Covid-19 réalisés la semaine dernière, le nombre est toujours élevé mais en « net recul » par rapport aux semaines précédentes, selon les chiffres publiés par le ministère de la Santé ce jeudi.

Le pic des tests est donc passé. Dopés par l’extension du pass sanitaire, ces examens (PCR et antigéniques) avaient atteint un niveau record de 5,7 millions la semaine du 9 août, puis celle du 16 août.

Sept millions de Français ne sont pas vaccinés

Le rythme a ensuite ralenti à 5,1 millions fin août, puis 4,6 millions début septembre, en raison d’une « nette baisse » des dépistages chez les 16-65 ans, précise le service statistique du ministère (Drees) dans un communiqué.

La demande demeure cependant soutenue, car plus de 9 millions d’adultes ne sont à ce jour pas complètement vaccinés (dont près de 7 millions qui n’ont reçu aucune dose), et doivent donc se faire tester pour obtenir un pass sanitaire – nécessaire pour accéder aux restaurants, cinémas et trains, entre autres.

Fin des gratuités des tests le 15 octobre

A partir du 30 septembre, ce pass sera étendu aux adolescents de 12 à 17 ans – dont 1,6 million ne sont pas vaccinés à ce jour. En parallèle, le gouvernement prévoit une campagne massive de dépistage à l’école primaire, avec un objectif de 600.000 tests salivaires par semaine. De quoi maintenir laboratoires et pharmacies sous pression jusqu’à la fin de la gratuité des tests. Annoncé dès juillet par Emmanuel Macron, ce tour de vis prendra effet le 15 octobre, a précisé mercredi Jean Castex.

A compter de cette date, « les tests PCR et antigéniques ne seront plus systématiquement remboursés par la Sécurité sociale mais simplement ou seulement sur des critères médicaux », a souligné le Premier ministre. Une mesure censée encourager la vaccination, mais aussi alléger la facture du dépistage, qui a coûté 2,2 milliards d’euros en 2020 et pour lequel 4,9 milliards sont prévus cette année.