« Nous avons évité le pire » en métropole, pour Olivier Véran

Epidémie Si le ministre de la Santé a salué la campagne de vaccination dans l’Hexagone, il a regretté le retard pris aux Antilles, où le doute sur le vaccin « tue »

Emilie Jehanno
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Olivier Véran, le 26 août 2021.
Olivier Véran, le 26 août 2021. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

A quelques jours de la rentrée, Olivier Véran a martelé, jeudi, l’importance de la vaccination dans la lutte contre le Covid-19. Avec l’arrivée du  variant Delta, en métropole, « on aurait pu s’attendre au pire, connaître une saturation des hôpitaux et, pourtant, ce n’est pas arrivé », a estimé le ministre de la Santé. « Nous avons évité le pire », a-t-il dit.

Il a comparé cette situation à celle des Antilles et de la Polynésie française, où le retard pris dans la campagne vaccinale « aura tué et tue » encore, « le doute tue », a insisté le ministre. La quatrième vague qui a démarré en juillet, est « une épidémie qui tue surtout des non vaccinés, les hôpitaux sont remplis de non vaccinés, les décès touchent des non vaccinés ».

Vacciner les 2 millions de Français les plus fragiles, «la priorité»

Olivier Véran a estimé que l’objectif de 50 millions de primo-vaccinés sera atteint dans la première semaine de septembre, mais le gouvernement « souhaite aller au-delà », puisque 57 millions de Français sont éligibles. Les adolescents (12/17 ans) sont déjà vaccinés à près de 60 %, et « pour les 40 % restants, ce sera facilité » par la campagne prévue en milieu scolaire à la rentrée.

Mais pour le ministre, « la priorité des priorités ce sont les 2 millions de Français âgés ou malades qui n’ont pas encore été vaccinés ». Il a appelé à renforcer encore les dispositifs d'« aller vers », demandant aussi à tous les soignants (médecins, infirmiers) de proposer la vaccination à leurs patients encore non vaccinés en lien avec les collectivités, les associations. Il a annoncé l’envoi de lettres ciblées aux vulnérables pas encore vaccinés.