Coronavirus : Le bout du tunnel ? «courant 2022», pour Delfraissy

Epidémie Le président du conseil scientifique a expliqué sur France 2 que la sortie de l’épidémie pourrait être envisagée quand « on aura les 40 ou 50 grands pays du monde qui auront été vaccinés »

20 Minutes avec AFP
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Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique
Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique — JOEL SAGET / AFP

Pour voir « le bout du tunnel », il faudra, selon le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, attendre « courant 2022 ». Sur France 2, mercredi, il a expliqué que la sortie de l’épidémie de Covid-19 pourrait être envisagée quand « on aura les 40 ou 50 grands pays du monde qui auront été vaccinés ».

Même s’il faudra également « une couverture vaccinale importante dans le reste du monde » pour éviter que n’y émergent « de nouveaux mutants et virus mutés ».

En attendant, le professeur d’immunologie a recommandé la prudence avec les retours de vacances et la rentrée scolaire et jugé très probable une troisième dose des vaccins anti-Covid pour la majorité de la population. La revaccination « va d’abord concerner les plus âgés », en raison de la baisse avec l’âge de la réponse immunitaire aux vaccins, a-t-il indiqué, soulignant qu’il s’agira d’un « rappel pour restimuler » la production d’anticorps.

Une situation « un peu plus difficile dans la deuxième quinzaine de septembre »

Certaines études montrent que, avec le temps, le vaccin « protège [encore] bien contre les formes sévères et graves, mais moins bien contre l’infection », a-t-il rappelé. « Je pense qu’on ira à une troisième dose pour une grande partie de la population vaccinée », a-t-il dit.

Face à un rythme actuel d’environ 25.000 nouvelles contaminations par jour, 11.000 hospitalisations et 2.200 lits de réanimation, la situation « pourrait être un peu plus difficile dans la deuxième quinzaine de septembre », a-t-il dit. Il a recommandé aux étudiants même vaccinés de maintenir des gestes de précaution, en se souvenant des contaminations qui sont parties des fêtes de rentrée l’an passé.

Les premiers médicaments pourraient « changer la donne »

Pour les plus petits non vaccinables (moins de 12 ans), il a recommandé une meilleure aération des écoles, l’installation de capteurs de CO2. Mais surtout un « dépistage très régulier » à travers des tests salivaires « comme c’est fait en Allemagne, Autriche et Angleterre ».

À côté de la stratégie vaccinale à laquelle il « croit très fortement », Jean-François Delfraissy a évoqué les premiers médicaments qui devraient « être prêts pour la fin de l’année » 2021. Cela « changera la donne » car, dès l’apparition de symptômes, on pourra tester puis traiter la personne pendant cinq jours, pour « réduire la transmission et l’évolution vers des formes sévères ».