Coronavirus : La Polynésie de nouveau sous couvre-feu à partir du 11 août

RESTRICTIONS Le couvre-feu sera effectif de 21 heures à 4 heures du matin à partir du 11 août

20 Minutes avec AFP
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Emmanuel Macron pendant sa visite en Polynésie, le 24 juillet 2021 (illustration).
Emmanuel Macron pendant sa visite en Polynésie, le 24 juillet 2021 (illustration). — Jacques Witt/SIPA

Un nouveau tour de vis. Le haut-commissaire de Polynésie, Dominique Sorain, a annoncé, lundi 9 août, le rétablissement d'un couvre-feu de 21 heures à 4 heures du matin sur tout le territoire à partir du 11 août face à la flambée de l'épidémie de Covid-19.

Il n'a pas exclu d'étendre « très rapidement » les heures de ce couvre-feu, voire de reconfiner la Polynésie, alors que la rentrée scolaire, maintenue, doit s'échelonner toute cette semaine dans cette collectivité d'outre-mer.

« Le 16 juillet, nous avions un taux d'incidence inférieur à 10, aujourd'hui on est à plus de 1.000 », a regretté Dominique Sorain sur la chaîne locale TNTV. Après plusieurs mois de circulation très faible du virus, l'épidémie a connu un regain soudain début août.

De premières restrictions en vigueur depuis fin juillet 

Plus aucun Polynésien n'était hospitalisé pour cause de Covid-19 à la mi-juillet : ils sont désormais 159 à l'être, dont 27 en réanimation, pour un total de 166 décès depuis le début de l'épidémie. 

Des restrictions sont déjà en place depuis la fin juillet : limitation des rassemblements publics à 20 personnes et interdiction de tout événement rassemblant plus de 500 personnes, interdiction des concerts, expositions, fêtes foraines et des mariages et anniversaires dans les établissements publics, discothèques et salles de bals fermées, compétitions sportives à huis clos.

Le gouvernement local fait par ailleurs face à une crise politique liée à l'épidémie. Son vice-président, Tearii Alpha, s'est marié jeudi, en présence de plusieurs centaines d'invités, alors que quelques jours plus tôt, lors d'une allocution commune, le haut-commissaire et le président Edouard Fritch avaient limité les rassemblements et interdit les animations musicales.