Pays basque : Plusieurs plages fermées à cause de la présence de l’algue Ostreopsis

BAIGNADE Plusieurs plages de la côte basque ont été fermées, avant de rouvrir lundi après-midi, en raison de la présence d'une algue toxique

Mickaël Bosredon
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Grande plage de Biarritz.
Grande plage de Biarritz. — M.Bosredon/20Minutes2
  • Les villes de Biarritz, Bidart et Saint-Jean-de-Luz ont annoncé lundi matin la fermeture de leurs plages en raison de la présence d'une microalgue toxique, pour l'homme comme pour l'environnement.
  • Des symptômes respiratoires (rhume, toux parfois fièvre et fatigue) proches du Covid-19 ont été décrits par de nombreux surfeurs en contact avec cette algue.
  • Une réunion dans la journée avec les autorités a permis la réouverture des plages dans l'après-midi.

Plusieurs plages de la côte basque ont été fermées dimanche et lundi matin en raison de la présence d’une algue, Ostreopsis. La ville de Biarritz  (Pyrénées-Atlantiques) avait annoncé lundi matin « fermer la baignade » sur ses plages, à cause de cette algue « propagée sur la côte basque suite aux récentes pluies. » C’était aussi le cas pour les plages de Bidart et Saint-Jean-de-Luz. 

L'algue Ostreopsis ovata, déjà observée ces dernières années en Méditerranée, avait été dans un premier temps suspectée, avant que des analyses plus fines laissent supposer qu'il s'agisse plutôt d'ostreopsis siamentis. Dans les deux cas, ces algues peuvent provoquer des irritations et des états grippaux. Avec l'accord de l'ARS, les municipalités ont finalement décidé de rouvrir leurs plages ce lundi après-midi.

Changement climatique ?

Dans un communiqué publié ce lundi soir, Surfrider Foundation Europe indique que « suite à la découverte d’ostreopsis sur ces plages, la Mairie de Biarritz et l'ARS ont finalisé leurs analyses et ont décidé de leur réouverture. Il s'agirait d'ostreopsis siamensis et non d’ostreopsis ovata comme initialement indiqué dans les communications de la mairie de Biarritz. Ces deux algues sont deux genres de la même espèce Ostreopsis. Elles produisent toutes deux des toxines qui peuvent avoir des effets sur la santé humaine. Leur apparition en Méditerranée comme sur la côte Atlantique nous questionne fortement sur les dérèglements de la biodiversité dus au changement climatique et nous inquiète pour la santé des usagers de la mer. »

A priori les symptômes « sont bénins et passeraient tout seuls », mais ils sont proches d'un état grippal, donc du Covid-19, et de ce fait source d'interrogations. « Aujourd'hui, on demande aux personnes qui ont ces symptômes d'aller d'abord se faire tester pour le Covid et, si c'est négatif, de consulter un médecin », a souligné Emmanuel Alzuri, maire de Bidart.