Coronavirus en Guadeloupe : Un couvre-feu instauré dès vendredi entre 21 heures et 5 heures

PANDEMIE La préfecture de Guadeloupe a annoncé une série de mesures pour freiner l’épidémie

M.F avec AFP
— 
A partir du vendredi 30 juillet 2021, les bars, restaurants et commerces de Guadeloupe devront avoir fermé leurs portes dès 21 heures en raison d'un nouveau couvre-feu
A partir du vendredi 30 juillet 2021, les bars, restaurants et commerces de Guadeloupe devront avoir fermé leurs portes dès 21 heures en raison d'un nouveau couvre-feu — Morel Gilles/Simax/SIPA

Quelques heures après que la Guadeloupe soit passée en état d'urgence, le préfet du territoire d' Outremer​ a annoncé la mise en place de plusieurs restrictions visant à ralentir la propagation du coronavirus dans le département. A partir de ce vendredi 30 juillet, un couvre-feu sera réinstauré pour l’ensemble des Guadeloupéens qui auront interdiction de se déplacer en dehors de chez eux entre 21 heures le soir et 5 heures du matin.

A compter de cette même date de vendredi, les manifestations et événements sportifs organisés sur la voie publique restent autorisés dans « la limite de 50 sportifs maximum », indique la préfecture sur son compte Twitter. Un protocole sanitaire devra également être respecté.

Motif impérieux pour les voyageurs non vaccinés

D’autre part, le préfet indique qu’à partir du lundi 2 août, les personnes non vaccinées devront avoir un motif impérieux pour voyager entre la Guadeloupe et l’Hexagone. Les autorités espèrent avec ces mesures « freiner la progression du virus et casser les chaînes de contamination ».

L’agence régionale de santé a alerté sur la progression « fulgurante » des contaminations en Guadeloupe, où le nombre de cas confirmés du 19 au 25 juillet s’est élevé à 1.072, contre 281 la semaine précédente. « Seuls 15 % de la population est complètement vaccinée » sur ce département, a souligné mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Jean Castex s’est alarmé jeudi de la situation sanitaire « dramatique » dans certains territoires d’outre-mer car un trop grand nombre d’habitants y sont, selon lui, « rétifs à la vaccination ».