Coronavirus au Royaume-Uni : Les voyageurs vaccinés en provenance de l’UE et des Etats-Unis dispensés de quarantaine

EPIDEMIE Tous les pays de l’Union européenne sont concernés, sauf la France, dont les voyageurs devront en plus effectuer un test PCR

M.F avec AFP
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Les règles changent pour les voyageurs en provenance des Etats-Unis et de l'Union européenne.
Les règles changent pour les voyageurs en provenance des Etats-Unis et de l'Union européenne. — Dinendra Haria/LNP/Shutterstock/SIPA

Les règles pour entrer en Angleterre s’assouplissent. Le gouvernement britannique a annoncé qu’à partir de 4 heures du matin lundi (03h00 GMT), les voyageurs complètement vaccinés contre le Covid-19 en provenance de l’Union européenne et des États-Unis seront exemptés de quarantaine à leur arrivée au Royaume-Uni. « Nous aidons les gens vivant aux États-Unis et dans les pays européens à retrouver leur famille et leurs amis au Royaume-Uni », a souligné le ministre des Transports Grant Shapps sur Twitter.

Pour les pays classés « orange », soit la grande majorité des destinations touristiques, dont l’UE et les États-Unis, le Royaume-Uni imposait jusqu’à présent une quarantaine entre cinq et 10 jours à tous les voyageurs, ainsi que de coûteux tests. L’Angleterre exemptait de quarantaine les voyageurs vaccinés par le service de santé britannique mais pas ceux vaccinés à l’étranger, au grand désespoir des expatriés britanniques dans ces pays pour qui tout retour à la maison est très difficile. Désormais, l’Angleterre appliquera la même mesure aux personnes vaccinées dans l’Union européenne ou aux États-Unis.

Exception française

Malheureusement, cette nouvelle mesure annoncée par le gouvernement britannique ne s’applique pas tout à fait à la France en raison de la présence du variant Beta. « Des règles distinctes vont continuer de s’appliquer pour les arrivées de France », a précisé le ministère dans un communiqué. Un test PCR restera obligatoire deux jours après l’arrivée.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré ce mercredi qu’il voulait que « les gens puissent venir des États-Unis librement comme ils le feraient normalement ». Mais les États-Unis eux, ont annoncé qu’ils maintenaient fermées leurs frontières aux voyageurs internationaux, malgré les appels à la réciprocité, venant notamment des Européens qui ont décidé de rouvrir leurs propres frontières aux Américains, à condition qu’ils soient vaccinés contre le Covid-19 ou présentent un test négatif.

« Imprudent » pour les uns, « un coup de pouce » pour les autres

L’opposition travailliste, par la voix de sa numéro deux Angela Rayner, a jugé l’assouplissement annoncé mercredi « imprudent », s’inquiétant du risque d’importation de nouveaux variants. Le ministre de la Santé Sajid Javid a cependant défendu une mesure permise par le succès des campagnes de vaccination aussi bien au Royaume-Uni (plus de 70 % des adultes complètement vaccinés) que dans l’UE et aux États-Unis, qui va apporter « un coup de pouce à l’économie ».

La fédération patronale CBI a salué ces annonces comme « un coup de pouce important pour le secteur touristique, tout en restaurant des liens d’affaires importants avec des partenaires commerciaux clés ». Les compagnies aériennes, pressées de relancer les juteux échanges transatlantiques et les dessertes des plages méditerranéennes, ont fait part de leur satisfaction. British Airways et Virgin Atlantic ont cependant demandé au gouvernement d’aller plus loin en classant plus de pays en liste verte, d’où aucun voyageur ne doit se soumettre à une quarantaine.

Les mesures annoncées par Londres ne concernent pas en outre les pays classés « rouge » par Londres (Inde, Émirats arabes unis, Amérique du Sud…), d’où seuls les résidents au Royaume-Uni peuvent revenir, en observant une coûteuse quarantaine à leurs frais dans des hôtels dédiés.