Coronavirus : Une information judiciaire ouverte après la mort d’un homme vacciné quelques heures avant

ENQUETE Avant de décéder, le jeune homme a également mangé un aliment auquel il était allergique

M.F avec AFP
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Une autopsie est en cours sur le corps d'un jeune homme décédé peu de temps après avoir été vacciné, mais aussi avoir mangé un aliment auquel il était allergique. (Illustration)
Une autopsie est en cours sur le corps d'un jeune homme décédé peu de temps après avoir été vacciné, mais aussi avoir mangé un aliment auquel il était allergique. (Illustration) — ISA HARSIN/SIPA

Après à la mort suspecte d’un Sétois de 22 ans quelques heures après avoir reçu une dose de vaccin contre le coronavirus, une information judiciaire a été ouverte. Une autopsie sera réalisée à l’initiative du juge d’instruction, afin de rechercher « les causes de la mort » a indiqué le parquet de Montpellier.

Mais selon le parquet, « l’autopsie ne sera sans doute pas conclusive ». « En effet, même s’il est établi à l’issue que le décès résulterait d’une allergie, il est d’ores et déjà fait état de ce que le jeune homme aurait absorbé peu avant son décès un aliment pour lequel il avait une allergie connue », a-t-il poursuivi. Des investigations complémentaires seront « sans doute nécessaires ».

La vidéo du père, largement relayée par les antivax

Dans une vidéo diffusée sur Facebook sur laquelle on voit en plan fixe un certificat numérique européen de vaccination portant le nom de la victime, un homme se présentant comme son père explique que son « seul fils », son « aîné », s’était fait vacciner à Sète (Hérault) pour pouvoir partir en Grèce avec un ami.

Le jeune homme blond aux yeux clairs « est décédé après un choc allergique à 23 heures après avoir été vacciné à 14 heures », assure-t-il sur cette vidéo abondamment relayée sur les réseaux sociaux, notamment par des militants antivaccins ou anti-pass sanitaire. « Mon fils avait 22 ans, 22 ans. Il est criminel de mettre sur le marché des vaccins qui ne sont pas certifiés, qui n’ont pas été vérifiés… », accuse-t-il. Se disant « fou de rage », le père dit aussi espérer que sa vidéo « fera le tour du monde ».

Interrogée mercredi, l’Agence régionale de santé Occitanie a indiqué qu’une « expertise était en cours » et que ses services étaient « fortement mobilisés » pour faire la lumière sur les causes de ce décès.