Coronavirus en Île-de-France : L’ARS craint que la vague arrive dès le mois d’août dans les hôpitaux

NOUVELLE VAGUE En août, de nombreux personnels de santé sont encore en vacances

20 Minutes avec AFP
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Dans un service de réanimation en avril. (archives)
Dans un service de réanimation en avril. (archives) — SEBASTIEN BOZON / AFP

La quatrième vague de contaminations par le Covid-19 présentera un « risque majeur » pour les hôpitaux si elle arrive dès août, craint le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France Aurélien Rousseau, dans une interview au Journal du dimanche. « Au bout de trois vagues, on n’a plus aucun doute : oui, il y a aura un impact sur les hôpitaux », affirme Aurélien Rousseau, notant que « les projections des modélisateurs de l’épidémie sont plus incertaines que l’été dernier » car on ignore notamment « quel frein jouera la couverture vaccinale » face au variant Delta.

Selon lui, « le risque majeur, ce serait une arrivée précoce de la vague, en août, en période de pénurie d’effectifs. Si elle a lieu en septembre, les personnels seront plus nombreux à avoir repris, mais on n’évacue pas un an et demi de mobilisation en quelques semaines de congé ». Pour atténuer cette vague et permettre aux hôpitaux de tenir, « nous avons une arme massive : la vaccination », insiste Aurélien Rousseau.

De la « discrimination positive » dans l’allocation des doses

En Ile-de-France, « il faut six jours en moyenne pour obtenir un rendez-vous » contre « 12 juste après l’intervention du président de la République, lorsque tout le monde s’est rué pour en obtenir un », note-t-il, ajoutant que « cette semaine, on a de quoi réaliser 800.000 injections : c’est presque notre record et une prouesse en plein été ». En plus des centres de vaccinations, pour aller vers les publics les plus éloignés du soin, « aux côtés des médecins, nous comptons beaucoup sur les pharmaciens pour repérer et accompagner les gens qui ont des comorbidités, et sur les infirmiers qui se déplacent à domicile », explique-t-il.

Et en termes d’inégalités territoriales, « on fait de la discrimination positive dans l’allocation des doses de vaccins, en sur-dotant la Seine-Saint-Denis, par exemple ». « On n’a pas découvert les inégalités de santé avec la pandémie mais elle les a révélées, comme un précipité chimique », or « la culture de la prévention est moins forte chez nous que dans de nombreux pays », regrette Aurélien Rousseau.