Coronavirus : La vaccination est possible dès le début de la grossesse, assure Olivier Véran

VACCINATION Il est actuellement déconseillé aux femmes en début de grossesse, mais aucun risque particulier n'a été observé chez celles qiu ont malgré tout reçu une dose de vaccin

20 Minutes avec AFP
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Une vaccination à Douai le 15 juin. (illustration)
Une vaccination à Douai le 15 juin. (illustration) — FRANCOIS GREUEZ/SIPA

Les femmes enceintes peuvent se faire vacciner contre le Covid-19 dès le « premier trimestre » de grossesse, a indiqué mardi Olivier Véran, annonçant une liste très restreinte de contre-indications médicales au vaccin.

En dehors de trois situations, « qui concernent potentiellement quelques centaines de Français, il n’y a aucune contre-indication au vaccin ARN messager contre le Covid, « y compris la grossesse (au) premier trimestre », a déclaré le ministre de la Santé lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

Le vaccin contre le Covid-19 est actuellement déconseillé aux femmes en début de grossesse, en raison d’un manque de données, mais aucun risque particulier n’a été observé chez celles ayant malgré tout reçu une dose de vaccin pendant cette période, en particulier lorsqu’elles ne savaient pas encore qu’elles étaient enceintes.

Trois contre-indications

Une liste de trois contre-indications médicales a été établie, après avis de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), du comité sur la stratégie vaccinale d’Alain Fischer et du conseil scientifique, a expliqué Olivier Véran. La première est le « syndrome PIMS », ou syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique, une complication "extrêmement rare" qui a touché certains enfants et adolescents à la suite d’une infection par le coronavirus.

La deuxième concerne « les réactions type myocardite, péricardite et hépatite sévère ayant nécessité une hospitalisation et faisant suite à une première injection de vaccin d’ARNm », a poursuivi le ministre. La dernière porte sur les personnes allergiques à l’un des composants du vaccin, le PEG2000, ou polyéthylène glycol, une situation qui « doit concerner à peu près 10 cas dans notre pays », a-t-il assuré.

Ni la grossesse, « ni les antécédents d’allergie à un antibiotique ou une piqûre d’abeille » ne constituent des contre-indications à la vaccination, a ajouté le ministre.

« C’est donc sur cette base-là que des certificats médicaux en bonne et due forme peuvent être reconnus comme des contre-indications et non pas sur un simple avis médical ou pharmaceutique avec des antécédents allergiques », a-t-il insisté.