Coronavirus : La société nantaise Ose Immunotherapeutics suspend les essais de son vaccin

RECHERCHE Des effets secondaires sont notamment apparus chez des volontaires qui participent à l’essai mené par la société nantaise

Julie Urbach
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A Nantes, au sein de la biotech Ose immunotherapeutics
A Nantes, au sein de la biotech Ose immunotherapeutics — LOIC VENANCE / AFP

Il s’agit d’une « mesure de précaution ». Dans un communiqué, la société nantaise Ose Immunotherapeutics, dans la course au vaccin contre le Covid-19, annonce que ses essais de phase 1 sont temporairement suspendus. Une décision prise par la biotech elle-même après un premier bilan des effets secondaires observés chez une cinquantaine de volontaires sains, qui participent à cet essai depuis avril, au centre de vaccinologie de l’hôpital universitaire de Gand, en Belgique.

La société explique que « des nodules persistants au point d’injection », mais « sans douleur, sans inflammation, sans fièvre » ont notamment été constatés à la suite de l’administration du candidat vaccin CoVepiT. Il s’agit désormais « d’évaluer l’évolution de ces nodules » avant de prendre toute décision. « Comme toujours, notre priorité absolue reste la sécurité et le bien-être des patients », indique Alexis Peyroles, le directeur général de Ose Immunotherapeutics, qui espère « une reprise au plus tôt du développement clinique de CoVepiT ».

Avec son vaccin, Ose Immunotherapeutics espère pouvoir s’attaquer à tous les variants du Covid en explorant la voie des lymphocytes T qui apporteraient une réponse immunitaire à plus long terme. La société espérait une mise sur le marché en 2022.