Allocution d'Emmanuel Macron : 926.000 rendez-vous déjà pris pour une première dose de vaccin sur Doctolib

CORONAVIRUS 4,2 % des Français pas encore vaccinés ont pris rendez-vous ce lundi pour une première dose

J.-L.D. avec AFP
— 
Doctolib a connu une forte activité ce lundi soir suite à l'allocution d'Emmanuel Macron
Doctolib a connu une forte activité ce lundi soir suite à l'allocution d'Emmanuel Macron — ERIC PIERMONT / AFP

Les annonces d’Emmanuel Macron visant à inciter à la vaccination contre le coronavirus ont provoqué un premier sursaut. C’est ainsi 926.000 prises de rendez-vous pour des premières doses qui ont été pris ce lundi, « un record absolu » en la matière, a indiqué ce mardi matin sur Twitter le site de soin Doctolib. A titre de comparaison, le précédent record en 24 heures était de « seulement » 471.396 rendez-vous pris, le 11 mai.

Quelques minutes après l’allocution d’Emmanuel Macron, Doctolib avait tweeté que « 20.000 rendez-vous » de vaccination étaient pris « toutes les minutes », avec dix minutes d’attente pour accéder au site. Par anticipation, 212.000 personnes avaient déjà pris rendez-vous dans la journée pour une première injection ce week-end, déjà « un record » depuis un mois et « jusqu’à 40 % de plus que les week-ends précédents ».

Extension du pass sanitaire

« Vous êtes des centaines de milliers à avoir réservé un rendez-vous de vaccination ce soir », a noté le ministre de la Santé Olivier Véran sur Twitter. « Ça tombe bien, on a des vaccins, des centres ouverts partout et des dizaines de milliers de soignants, pompiers, agents des collectivités qui n’attendent que vous », a-t-il assuré.

Ce résultat découle de la pression mise par le président de la République sur les non-vaccinés pour éviter une nouvelle vague de Covid-19 alors que le virus repart à la hausse dans tous les territoires avec  le variant Delta. Emmanuel Macron a décidé d’imposer le pass sanitaire à l’entrée de la plupart des lieux publics et a rendu la vaccination obligatoire pour les soignants et ceux au contact des personnes fragiles, sanctions à la clef.

« Plus nous vaccinerons, moins nous laisserons d’espace au virus » et « c’est donc une nouvelle course de vitesse qui est engagée », a justifié Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée.