Coronavirus dans les Hauts-de-France : Le variant Delta représente 16% des contaminations

EPIDEMIE L'Agence régionle de santé (ARS) alerte sur les situations qui font progresser le variant Delta du coronavirus dans les Hauts-de-France

Mikaël Libert
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Un laborantin en train de réaliser des analyses sur des tests de dépistage du Coronavirus.
Un laborantin en train de réaliser des analyses sur des tests de dépistage du Coronavirus. — Adrien Max / 20 Minutes
  • Le taux d’incidence baisse mais le variant Delta progresse dans les Hauts-de-France.
  • L’ARS estime que cette mutation du coronavirus représente 16 % des cas dans la région.
  • Certaines situations de la sphère privée ou professionnelles sont particulièrement à risque.

Eviter le pire. Le taux d’incidence continue de baisser dans les Hauts-de-France pour atteindre 14,9 cas pour 100.000 habitants, mieux que la moyenne nationale qui est à près de 19. En parallèle, le variant Delta du coronavirus est de plus en plus présent dans les cas de contamination détectés ces derniers jours. L’Agence régionale de santé (ARS) insiste sur les comportements à adopter pour éviter une reprise épidémique.

Selon les dernières données de Santé publique France, 888 personnes ont été testées positives au coronavirus la semaine dernière dans les Hauts-de-France. L’ARS, de son côté, assure que « les premières estimations dans la région révèlent qu’environ 140 cas de contaminations évocatrices de ce variant ont été identifiés sur les sept derniers jours ». Le variant Delta représente donc près de 16 % des nouvelles contaminations.

Mariages, retours de voyages et repas au boulot

L’autorité de santé régionale a enquêté sur ces cas pour tâcher de comprendre les chaînes de contamination. Les premiers résultats ont montré que certaines situations, dans la sphère privée ou professionnelle, étaient particulièrement propices à la circulation du virus. L’ARS pointe notamment du doigt les mariages, les retours de voyages et les « moments de convivialité en entreprise », tels que les pauses ou les repas.

Pour se rendre compte d'une chaîne de contamination, un exemple concret est donné. Une personne consciente d’avoir été exposée à une situation à risque n’a pas respecté d’isolement et a déclaré la maladie quelques jours plus tard. Pendant ce temps, elle a contaminé les 2/3 des personnes de son foyer et de son entourage. Au travail, elle a contaminé trois collaborateurs. L’un d’eux a contaminé son épouse et un second deux autres collègues et tous les membres de son foyer, « ce qui a provoqué des contaminations au sein de structures accueillant les enfants », déplore l’ARS.

L’agence en appelle donc à la responsabilité de chacun, notamment dans le respect des gestes barrière et les mesures d’isolement. Ces précautions et une vaccination complète « sont indispensables » pour éviter une reprise épidémique. « La vigilance et l’engagement de tous sont une absolue nécessité pour pérenniser les espaces de liberté que nous sommes tous heureux d’avoir retrouvés », souligne le Professeur Benoît Vallet, directeur général de l’ARS Hauts-de-France.