Coronavirus : Boîte de nuit, voyage, loisir… La gratuité des tests PCR de « confort », questionnée à la rentrée

ECONOMIES L’Académie de médecine craint qu’ils ne deviennent un moyen de contourner la vaccination

20 Minutes avec AFP
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Les tests réalisé pour des loisirs pourraient devenir payant après la rentrée
Les tests réalisé pour des loisirs pourraient devenir payant après la rentrée — SYSPEO/SIPA

Paye ton coton-tige. S’ils sont aujourd’hui complètement gratuits pour tout le monde en France, certains tests PCR et antigéniques pourraient devenir payants dans les mois à venir. La question du remboursement de certains tests « se posera autour de la rentrée », a déclaré ce lundi  Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement interrogé sur le plateau de Franceinfo.

La levée de cette gratuité a été demandée le 23 juin par l’Académie de médecine concernant les tests dits de « confort ». C’est-à-dire ceux réalisés, par exemple, pour partir en vacances, aller en boîte de nuit, ou encore se rendre à un festival. Bref, des tests faits pour des « convenances personnelles », mais qui creusent le trou de la sécu : comptez trente euros pour un test antigénique et 70 pour un PCR fait en laboratoire. Or, « plus de deux millions de ces tests sont réalisés chaque semaine en France », rapporte l’Académie.

Un frein à la vaccination

Par ailleurs, l’Académie de médecine pense que la gratuité de ces tests freine la campagne de vaccination. En effet, l’instauration du pass sanitaire depuis le 9 juin « incite de plus en plus de personnes à recourir aux tests de dépistage et à les renouveler à volonté, la validité d’un résultat négatif n’excédant pas 48 à 72 heures, notamment celles qui ne souhaitent pas se faire vacciner contre la Covid-19 », regrette l’Académie dans son communiqué. Un communiqué avec pour titre « Pour vaincre la Covid-19, une bonne vaccination vaut mieux que des tests à répétition ».

Avec le début des vacances d’été, les tests devraient se multiplier, mais pour Gabriel Attal, il est encore trop tôt pour lever cette gratuité. « Aujourd’hui, pour faire un certain nombre de choses, il faut soit avoir reçu ses deux doses, soit avoir réalisé un test. Vous avez des personnes qui ont fait leur première dose il y a quelques semaines, peut-être parce qu’elles n’avaient pas le droit de la faire avant, qui ne peuvent donc pas être totalement vaccinées », a justifié le porte-parole du gouvernement. Selon les derniers chiffres publiés par Covid-Traker qui suit le nombre de personnes vaccinées en France, 49.73 % des Français ont reçu au moins une dose de vaccin et 31.53 % ont reçu toutes les doses requises.