Coronavirus : Le nombre de décès journalier en baisse depuis début mai, selon l’Insee

MORTALITE Ces dernières semaines, la France enregistrait en moyenne 1.600 morts par jour

20 Minutes avec AFP

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Le nombre moyen de décès constatés chaque jour en France, toutes causes confondues, s'inscrit à la baisse depuis début mai,  indique vendredi l'Insee.
Le nombre moyen de décès constatés chaque jour en France, toutes causes confondues, s'inscrit à la baisse depuis début mai, indique vendredi l'Insee. — SICCOLI PATRICK/SIPA

Après un pic en janvier puis une stagnation depuis la mi-mars, le nombre moyen de morts en France baisse. Selon le bilan hebdomadaire de l'Insee publié ce vendredi, les décès constatés chaque jour en France, toutes causes confondues, chutent depuis début mai.

Pour rappel, 2.150 morts étaient enregistrés chaque jour en moyenne en janvier, puis 2.040 en février et un peu moins de 1.900 en mars et en avril. Ce nombre est tombé à 1.740 morts par jour en moyenne pendant la première quinzaine de mai, puis à un peu plus de 1.600 sur la période allant du 16 mai au 7 juin – derniers chiffres disponibles –, selon l’institut national des études statistiques.

8 % de décès en plus par rapport à 2019

Du 1er janvier au 7 juin, 301.263 décès ont été enregistrés en France, soit 8 % de plus que pour la même période de 2019, année sans Covid mais avec une grippe saisonnière virulente. Le chiffre est quasiment stable (+1 %) par rapport à 2020, année de l’irruption de la pandémie. L’excédent de décès par rapport à 2019 est plus important en Provence-Alpes-Côte d’Azur (+15 %), dans les Hauts-de-France (+13 %), et en Île-de-France (+11 %).

Si on compare les décès de 2021 à ceux d’il y a deux ans, on constate que leur nombre n’augmente que pour les tranches d’âges de 65 ans et plus : +13 % pour les 65-74 ans comme pour les 75-84 ans. Pour les plus de 85 ans, l’excédent de décès par rapport à 2019 n’atteint que 7 % du 1er janvier au 7 juin, et est même quasiment stable (+1 %) si on ne tient compte que du dernier mois pour lequel les chiffres sont disponibles (7 mai au 7 juin).

Ceci peut s’expliquer par l’effet de la vaccination contre le Covid – dont les plus âgés ont été les premiers bénéficiaires – mais aussi par ceux de la grippe saisonnière de 2019 et du Covid en 2020 : « Les épidémies touchent les personnes les plus faibles et parfois anticipent leurs décès, si bien qu’ensuite la mortalité baisse », relève l’institut statistique.