Coronavirus : Boris Johnson a qualifié son ministre de la Santé de « putain de nul », selon son ex-conseiller

INSULTE Le Premier ministre britannique a subi une nouvelle charge de Dominic Cummings

20 Minutes avec AFP

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Boris Johnson aurait qualifié son ministre de la Santé Matt Hancock de putain de nul.
Boris Johnson aurait qualifié son ministre de la Santé Matt Hancock de putain de nul. — AFP PHOTO / PRU

Un peu vulgaire Boris Johnson. Le Premier ministre britannique a été accusé par son ex-conseiller Dominic Cummings, capture d’écran à l’appui, d’avoir qualifié son ministre de la Santé de « putain de nul » dans sa gestion de la pandémie. Ce n’est pas la première fois que l’influent cerveau de la campagne en faveur du Brexit en 2016 monte à la charge de son ancien patron. Lors d’une audition parlementaire marathon fin mai, Dominic Cummings avait déjà attaqué Boris Johnson sur sa gestion de la crise du Covid-19.

Il l’avait notamment jugé « inapte » mais avait surtout visé violemment le ministre de la Santé Matt Hancock, l’accusant d’avoir « menti » à plusieurs reprises et jugeant qu’il aurait dû être « viré ». Ce dernier a démenti et, depuis, Dominic Cummings a été critiqué pour n’avoir fourni aucune preuve de ses affirmations.

Un message du 27 mars 2020

Dans un long post de blog mercredi, l’ex-conseiller a publié une capture d’écran d’un échange sur la messagerie WhatsApp le 27 mars 2020 avec « Johnson Boris ». Dominic Cummings met en cause « MH » pour les retards dans la montée en puissance du dépistage et son contact lui répond « complètement putain de nul ».

Interrogé sur ces accusations, un porte-parole de Boris Johnson a refusé de réagir « à chaque allégation » et répété qu’il gardait toute sa confiance en Matt Hancock : « Le Premier ministre a travaillé très étroitement avec le ministre de la Santé et continuera de le faire ».

Dominic Cummings impitoyable

Six mois après son départ sur fond de luttes internes, Dominic Cummings, architecte de l’éclatante victoire de Boris Johnson aux législatives de décembre 2019, se montre impitoyable envers le Premier ministre.

Il estime que la mauvaise gestion du gouvernement a coûté « des dizaines de milliers » de vies au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d’Europe par la pandémie avec près de 128.000 morts.