Santé : Dans un rapport, deux députés veulent renforcer le rôle des ARS

SUITES Les deux parlementaires ne jugent pas la gestion de la crise du Covid-19 mais tentent d’établir un bilan, dix ans après la création des ARS

20 Minutes avec AFP

— 

Le logo d'une ARS, ici dans l'ex-Nord-Pas-de-Calais. (archives)
Le logo d'une ARS, ici dans l'ex-Nord-Pas-de-Calais. (archives) — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Critiquées l’an dernier pour leur gestion de la crise sanitaire, les agences régionales de santé (ARS) ont besoin des « moyens d’assurer leurs missions » et d’un contrôle accru par des « contre-pouvoirs » locaux, selon un rapport parlementaire présenté mercredi. Ni procès en sorcellerie, ni « grand soir des ARS » : Agnès Firmin-Le Bodo, députée Agir, et Jean-Carles Grelier, député  LR, ont tiré le bilan des dix ans de ces « superstructures » administratives créées en 2010, pas celui de leur action face au Covid-19.

Loin de souhaiter leur suppression, les deux parlementaires suggèrent de « préserver le périmètre actuel des missions des ARS », qui englobe l’hôpital, les soins de ville, le médico-social et la veille sanitaire. A condition de leur « donner les moyens réels de leur action, tant financiers qu’humains », ce qui passe notamment par la « préservation » d’effectifs rognés année après année.

Renforcement de l’échelon départemental

Mieux, une « politique ambitieuse en termes de recrutement » doit appuyer le « renforcement de l’échelon départemental » des ARS pour leur « redonner de la légitimité » sur le terrain. Un objectif qui nécessite aussi de « renforcer les contre-pouvoirs » locaux, en transformant l’actuel conseil de surveillance en « véritable conseil d’administration » chargé, entre autres, « d’approuver le budget ».

Cette responsabilité irait de pair avec « la plus grande latitude possible » dans l’utilisation de crédits aujourd’hui en grande partie « fléchés ». Dans le même esprit, les ARS devraient « davantage faire confiance » aux hôpitaux, en passant d’une logique « d’autorisation a priori » à des « mécanismes de contrôle et d’inspection a posteriori ».