Déconfinement : Légère embellie pour la santé mentale des Français

MORAL La proportion de Français évoquant des états dépressifs baisse pour la première fois depuis cet automne

20 Minutes avec AFP

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Réouverture des terrasses à Douai,le 19 mai 2021.
Réouverture des terrasses à Douai,le 19 mai 2021. — FRANCOIS GREUEZ/SIPA

Une légère embellie de la santé mentale des Français a été observée mi-mai, avec une « diminution significative » de la proportion de la population souffrant d’états dépressifs pour la première fois depuis l’automne, a annoncé vendredi Santé publique France.

Quelque 19 % des personnes interrogées ont déclaré un état dépressif, selon l’enquête réalisée par l’agence sanitaire entre le 17 et le 19 mai, contre 22 % lors de la vague précédente de cette étude, effectuée du 21 au 23 avril, période de strictes mesures de restriction (limitation des déplacements, fermeture d’établissements scolaires et de commerces…).

L’effet de la levée des restrictions

Cette baisse coïncide avec la première étape du déconfinement, le 19 mai, avec la réouverture de tous les commerces, des établissements culturels et des terrasses des cafés et restaurants. « Cela reste supérieur à ce qu’on observait avant l’épidémie », souligne toutefois Santé publique France.

La proportion de Français évoquant des états dépressifs, qui oscillait autour de 19 % pendant le premier confinement, était retombée à moins de 11 % pendant l’été 2020 avant de remonter à partir d’octobre et d’atteindre un niveau record de 22,7 % en février.

Ces troubles sont mesurés à l’aide d’un questionnaire standardisé de 14 questions, couramment utilisé pour dépister les troubles anxieux et dépressifs.

La santé mentale des Français reste dégradée

« La santé mentale des personnes interrogées reste cependant dégradée sans évolution significative sur les autres indicateurs (satisfaction de vie, états anxieux, problèmes de sommeil et pensées suicidaires) », ajoute Santé publique France.

80 % des répondants se déclarent ainsi actuellement satisfaits de leur vie (soit cinq points de moins par rapport au niveau hors épidémie), 21 % souffrent d’un état anxieux (+6 points), 64 % évoquent des problèmes de sommeil au cours des huit derniers jours (+14 points) et 8,5 % ont eu des pensées suicidaires au cours de l’année (+4 points).

Les personnes avec une situation financière très difficile, les étudiants et les femmes font partie des profils de population avec une santé mentale particulièrement dégradée.

Moins d’hostilité face au vaccin

Dans cette enquête menée régulièrement depuis le début de l’épidémie, l’agence met aussi en évidence une baisse continue de la part de la population hostile à la vaccination contre le Covid-19.

« La proportion de participants déclarant ne pas avoir l’intention de se faire vacciner diminuait ainsi de 31 % » fin avril « à 24 % » mi-mai.

Cette évolution de l’adhésion à la vaccination touche toutes les classes d’âge, alors que la moitié de la population adulte a désormais reçu au moins une dose de vaccin.

En revanche, « seuls 47 % de parents d’enfants interrogés auraient l’intention de faire vacciner leurs enfants si un vaccin était disponible ».