Coronavirus Loire-Atlantique : Avec ses purificateurs d’air intérieur, Natéosanté croule sous les commandes

CARTON L'entreprise basée près de Nantes est le spécialiste français de la purification de l'air intérieur. Ses clients sont essentiellement des collectivités et des professionnels

Frédéric Brenon

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Un purificateur d'air de Natéosanté (gamme Eolis) dans un cabinet dentaire.
Un purificateur d'air de Natéosanté (gamme Eolis) dans un cabinet dentaire. — Natéosanté
  • Fondé en 2009, Natéosanté est basé à Saint-Hilaire-de-Chaléons (Loire-Atlantique).
  • Le marché des purificateurs d’air a explosé depuis le coronavirus.
  • Les clients de Natéosanté sont des services publics, des commerces ou des entreprises. Beaucoup se trouvent à l’étranger.

C’est l’un des gagnants incontestables de la crise sanitaire. Installé à Saint-Hilaire-de-Chaléons, entre Nantes et Pornic, depuis douze ans, Natéosanté est le spécialiste français des purificateurs d’air intérieur, ces machines capables d’éliminer les odeurs mais, surtout, de filtrer les particules fines, composés organiques volatils et autres bactéries néfastes pour le corps humain. Un marché de niche, à l’origine, qui bénéficiait déjà de la sensibilisation accrue des institutions à la pollution de l’air. Mais avec l’apparition du coronavirus début 2020, la demande a véritablement explosé. De « plusieurs centaines » de purificateurs vendus par an, Natéosanté est passé subitement à « plusieurs milliers ».

« Le regard sur la qualité de l’air a changé, justifie Thierry Ricci, président fondateur de Natéosanté. Avant le Covid, l’air, notre première ressource vitale, n’était pas une priorité. Les employeurs et les collectivités se sont aussi dit qu’ils avaient une responsabilité sanitaire vis-à-vis de leurs publics. » Il faut dire que Natéosanté revendique une capacité d’élimination du Covid-19 de 99,6 % en moins de vingt minutes. « Il a fallu qu’on amène des preuves d’efficacité. On a demandé des études à un laboratoire français de référence en microbiologie. Une nouvelle étude commandée par la région Auvergne-Rhône-Alpes a, depuis, confirmé les résultats. »

Ecoles, salles, open spaces, commerces…

Les clients rassurés, la demande a décuplé. « Nos ventes ont été multipliées par cinq certains mois, par dix d’autres mois, confie Thierry Ricci. C’est compliqué à gérer pour une petite équipe comme nous [16 salariés]. Au plus fort de la crise j’ai contacté nos fournisseurs un par un. Ils ont tous relevé le défi. On n’a pas eu de problème de livraison. »

Les purificateurs d’air Natéosanté, qui se déclinent en cinq modèles, peuvent traiter des volumes de 30 m2 à 120 m2. Leur durée de vie annoncée est d’environ 10 ans pour un fonctionnement 24h/24 sept jours sur sept. Compte tenu des tarifs (entre 2.200 et 3.300 euros), les clients sont essentiellement des professionnels. « Beaucoup d’entreprises du tertiaire pour les open spaces, des collectivités pour les écoles ou les salles culturelles. On équipe aussi des professionnels de santé, des laboratoires, des commerces, des petits ateliers de production… » Près de la moitié des ventes se font à l’étranger, en Europe « mais aussi en Asie, en Amérique du sud ou au Moyen-Orient… »

Pour accompagner cette croissance et « conserver l’avance technologique qui fait notre réputation », Natéosanté s’apprête à lancer la construction d’un nouveau bâtiment près de son siège de Loire-Atlantique. Le gros de la fabrication demeurera à Avrillé, près d’Angers. « Nos produits sont made in France. On tient à le rester, insiste Thierry Ricci. J’espère que cette crise permettra une prise de conscience globale sur nos enjeux de santé, d’environnement et la préservation du tissu industriel français. »