Coronavirus : Le statut de « mort pour le service de la République » créé en hommage aux soignants décédés

HOMMAGE Il concernera les agents publics décédés « dans des circonstances exceptionnelles »

20 Minutes avec AFP

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Des soignants retournent un patient Covid-19 l'hôpital Delafontaine, a Saint-Denis, en mai 2021.
Des soignants retournent un patient Covid-19 l'hôpital Delafontaine, a Saint-Denis, en mai 2021. — Marin Driguez/SIPA

Les agents publics décédés « dans des circonstances exceptionnelles », tels que les soignants pendant la pandémie de Covid-19, se verront bientôt, honorés par un statut spécial, « Mort pour le service de la République », a annoncé Emmanuel Macron ce vendredi.

« Je souhaite que nous donnions à notre reconnaissance un ancrage solide dans la loi, que l’on accorde aux agents publics décédés dans des circonstances exceptionnelles au service du bien commun un statut spécifique, celui de mort pour le service de la République, qui permette à leurs fils, leurs filles de devenir des pupilles de la République » et bénéficier ainsi d’un « soutien matériel et moral pour les aider à se relever », a détaillé le président de la République dans une vidéo postée sur Twitter.

Ce statut concernera par exemple ceux qui « en pleine pandémie (de Covid-19) prennent soin de la vie des autres », a expliqué le chef de l’Etat, pour lequel sa création est « un acte de justice, de fraternité ».

Sont également concernées les « situations récurrentes de décès en service dans des circonstances échappant aux dispositions normales du droit du travail (décès lors d’opérations de sauvetage ou de secours, accidents à l’entraînement pour les militaires…) », précise l’Elysée.

Un amendement prévu la semaine prochaine

« La République doit beaucoup à ceux qui la servent et plus encore à ceux qui ont donné leur vie pour elle. Les enfants des soignants décédés pendant la pandémie seront pupilles de la République, comme le proposaient François Jolivet et les députés LREM il y a un an », a expliqué dans un tweet Christophe Castaner, le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale.

Les députés LREM avaient alors fait voter une résolution en ce sens. Elle va être traduite dans un amendement dans la proposition de loi sur le modèle de sécurité civile et le volontariat des sapeurs-pompiers au menu de l’Assemblée nationale la semaine prochaine, selon des sources parlementaires.

La mention « Mort pour le service de la République » complètera la mention « Mort pour la France », dédiée essentiellement aux décès des militaires morts au combat, et la mention « Mort pour le service de la Nation », conçue pour reconnaître l’engagement des personnels assurant des missions de sécurité et « victimes d’une agression reconnue comme étant une agression contre la France, contre la Nation toute entière », rappelle l’Elysée.