Coronavirus en Occitanie : Alors que l’épidémie reflue, le record de 400.000 vaccinations visé cette semaine

COVID-19 Alors que l’épidémie connaît un net recul en Occitanie, l’Agence régionale de santé appelle à se faire massivement dépister avant le week-end de l’Ascension mais aussi à en profiter pour se faire vacciner dans l’un des 180 centres de la région

Béatrice Colin

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Dans un centre de vaccination à Toulouse (Illustration).
Dans un centre de vaccination à Toulouse (Illustration). — FRED SCHEIBER/SIPA
  • Avec 130 nouveaux cas positifs sur 100.000 habitants enregistrés au cours de la semaine dernière, le taux d’incidence a baissé de 32 % en une semaine.
  • Pour le directeur régional de l’Agence de santé, l’épidémie est en net recul.
  • Mais pour que la troisième vague ne soit pas suivie d’un quatrième, il appelle les gens à se faire dépister avant le week-end et à se faire vacciner, avec l’objectif d’atteindre 400.000 injections cette semaine.

« La situation est en nette amélioration, la baisse est nette et claire depuis quelques jours », s’est félicité ce mardi le directeur de l’Agence régionale de santé d'Occitanie, Pierre Ricordeau. Pour ce responsable de santé publique, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ainsi, au cours des sept derniers jours, le taux d’incidence a baissé de 32 %, passant dans tous les déparements en dessous de la barre des 200 cas positifs au Covid-19 pour 100.000 habitants. Il est en moyenne de 130 cas, et dans les départements du Lot, du Gers et des Hautes-Pyrénées, il est en dessous des 100 cas. Cela se traduit dans les hôpitaux par une baisse des hospitalisations.

Au CHU de Toulouse, ce mardi matin, 116 patients étaient hospitalisés pour cause de coronavirus, dont 25 en réanimation. C’est 47 de moins qu’il y a quinze jours. Sur l’ensemble de l’Occitanie, 400 personnes rentrent encore toutefois chaque semaine dans un établissement de soins pour cause de Covid, soit deux fois moins qu’au pic de cette troisième vague.

Des cas de variant indien suspectés

L’autre indicateur qui montre cette embellie sur le front de la lutte anti-Covid, c’est le taux de positivité des tests réalisés au cours de la dernière semaine. « Il était de 8 % il y a deux semaines, il est aujourd’hui de 4 %, il a été divisé par deux en quinze jours et est repassé en dessous des 5 %, le seuil d’alerte », détaille Pierre Ricordeau. A 85 %, il s’agissait de variant anglais et pour 2,4 % des variants brésiliens et sud-africains. Pour l’heure, aucun cas de variant indien n’a été confirmé, mais des cas suspects sont en cours de séquençage.

Leur nombre a toutefois chuté à 175.000 la semaine du 3 mai, contre plus de 250.000 avant le week-end de Pâques. « Il y a moins le réflexe de se faire dépister. Il y a pourtant un véritable enjeu dans le cadre des étapes de déconfinement et la perspective du pont de l’Ascension où certains vont retrouver leur famille et amis, avec un risque de contamination », assure le directeur régional de l’ARS.

Il espère que 400.000 habitants iront faire un test cette semaine. Le même chiffre de vaccinations est envisagé avec l’opération « Tous sur le pont » et l’élargissement des tranches d’âge éligibles. Soit 100.000 de plus que l’an dernier.

Il faut dire que ces derniers temps, les centres de vaccination ont augmenté leur capacité ou de nouveaux centres de plus grande capacité ont vu le jour dans la région. Il en existe désormais 180 en Occitanie. Depuis le début de l’année, 2,5 millions d’habitants ont déjà reçu au moins leur première dose, soit 37,3 % de la population de plus de 18 ans.