Vaccination en Allemagne : Le vaccin Johnson & Johnson proposé à tous les adultes

CORONAVIRUS Le vaccin ne se fait qu’en une seule dose, ce qui permettrait d’accélérer la campagne vaccinale

J.-L.D. avec AFP

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Une vaccination avec Jansen, illustration
Une vaccination avec Jansen, illustration — JOSEPH PREZIOSO / AFP

L'Allemagne a décidé ce lundi de proposer à tous les adultes qui le souhaitent de recevoir le vaccin anti- Covid de Johnson & Johnson dont plusieurs pays ont limité l’usage en raison de possibles effets secondaires rares mais graves. Comme la majorité des plus de 60 ans devraient avoir été vaccinés dès juin, l’Allemagne a décidé de ne pas restreindre l’usage du vaccin  Johnson & Johnson à cette classe d’âge, mais de permettre à tous les adultes d’en bénéficier après consultation avec leur médecin, a déclaré le ministre de la Santé Jens Spahn lors d’une conférence de presse.

Arrivée cet été

Le ministre estime qu’environ dix millions de doses de Janssen, nom du vaccin de Johnson & Johnson en Europe, seront livrées vers juin/juillet dans le pays. Cette décision « pragmatique » doit permettre « de pouvoir accélérer la campagne de vaccination » dans le pays, a souligné le ministre, ajoutant que les cas de thrombose détectés chez des personnes ayant reçu ce vaccin restaient « très rares » dans le monde.

Un peu plus d’un tiers de la population allemande a reçu à ce jour une première dose de vaccin anti-Covid et 9 % ont bénéficié de deux injections. Comme cela avait été le cas avec le vaccin d’AstraZeneca, plusieurs pays ont imposé des limites d’âge à l’utilisation du vaccin de Johnson & Johnson, aux plus de 55 ans en France, de 60 ans en Italie par exemple, tandis que le Danemark a décidé d’y renoncer. D’autres, comme l’Islande, l’autorise sans limite d’âge.

Une seule vaccination

L’un des grands avantages du Janssen est qu’une seule vaccination suffit pour être immunisée contre le Covid-19. L’Allemagne avait aussi limité l’usage d’AstraZeneca aux plus âgés, avant de récemment l’ouvrir de nouveau à tous. Les deux vaccins, basés sur la même technologie, sont suspectés de provoquer un type très rare de caillots sanguins touchant des veines du cerveau, qui s’avèrent dans certains cas mortels.

En avril, le régulateur américain avait suspendu momentanément pour cette raison l’utilisation de ce vaccin. En Europe, l’Agence européenne des médicaments (EMA) l’avait estimé qu’il bénéficiait d’un rapport bénéfices/risques favorable malgré un risque « très rare » de ces caillots.