Vaccination : Emmanuel Macron appelle « les Anglo-saxons » à arrêter de « bloquer » les exportations de vaccins

PANDEMIE Le président français Emmanuel Macron a notamment déploré que « 100 % des vaccins produits aux Etats-Unis d’Amérique vont au marché américain »

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron appelle « les Anglo-saxons » à arrêter de « bloquer » les exportations de vaccins
Emmanuel Macron appelle « les Anglo-saxons » à arrêter de « bloquer » les exportations de vaccins — Christophe Archambault/AP/SIPA

Le président français Emmanuel Macron a appelé ce vendredi « les Anglo-saxons » à arrêter de « bloquer » les exportations de vaccins contre le coronavirus et des ingrédients nécessaires pour les produire, ce qui permettrait de renforcer « la solidarité » vaccinale mondiale.

« Pour que le vaccin circule », il ne faut « pas bloquer les ingrédients et les vaccins eux-mêmes », a-t-il déclaré à son arrivée à un sommet européen à Porto. Or, « aujourd’hui, les Anglo-saxons bloquent beaucoup de ces ingrédients et des vaccins. Aujourd’hui, 100 % des vaccins produits aux Etats-Unis d’Amérique vont au marché américain », a-t-il affirmé.

L’UE a exporté 45 millions de doses sur 110 produits

Il a souligné que sur 110 millions de doses produites en Europe, l’UE en avait exporté 45 millions et gardé 65 millions. « Nous sommes les plus généreux au monde aujourd’hui dans le camp des pays développés », a-t-il remarqué.

Le président français a répété être « ouvert » à l’idée de lever la propriété intellectuelle sur les vaccins anti-Covid, soutenue par le président américain Joe Biden. « Nous, les Européens, nous battons pour que le vaccin soit un bien public mondial depuis maintenant un an, et je suis heureux qu’on nous suive », a-t-il lancé.

Macron favorable à des transferts de technologie

Ces derniers mois, Emmanuel Macron avait estimé à plusieurs reprises que le « bon débat », « le débat utile », ne devait pas d’abord porter sur la propriété intellectuelle mais sur « le transfert de technologie et la mobilisation des capacités de production ». Il avait indiqué ne pas avoir «d'opposition, seulement des doutes sur l’efficacité d’une éventuelle libération des brevets ».

Il a précisé que le débat sur les brevets ne devait « pas tuer la rémunération de l’innovation » et qu’il travaillait « totalement main dans la main avec la chancelière » allemande Angela Merkel et la Commission européenne sur ce sujet.