VIH/Sida : Des autotests de dépistage bientôt moitié moins chers pour 135 pays

UNITAID Unitaid a négocié de nouveaux prix pour les autotests de diagnostic du VIH

20 Minutes avec AFP

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Un test de dépistage du VIH. (illustration)
Un test de dépistage du VIH. (illustration) — JODY AMIET / AFP

Les pays défavorisés vont pouvoir accéder plus facilement à des autotests permettant de détecter le virus du Sida, grâce à la réduction du prix de moitié à moins de deux dollars pièce, a annoncé mercredi l’organisation internationale Unitaid. « Unitaid annonce aujourd’hui une expansion considérable du marché et une réduction des prix d’environ 50 %, grâce à un accord conclu avec Viatris (par l’intermédiaire de sa filiale Mylan) en vertu duquel des autotests de dépistage du VIH utilisant un prélèvement sanguin seront mis à disposition à moins de 2 dollars l’unité dans 135 pays éligibles », a souligné Hervé Verhoosel, porte-parole d’Unitaid à Genève.

« L’accès aux autotests de dépistage est un facteur essentiel de la réalisation de l’objectif mondial consistant à garantir que 90 % des personnes infectées par le VIH connaissent leur statut sérologique », a-t-il expliqué, ajoutant qu’au cours des six dernières années, ce pourcentage est déjà passé de 45 % à 81 %. Savoir si l’on est séropositif ou pas le plus tôt possible permet de protéger les autres et aussi de solliciter un traitement.

Baisse des prix et donc hausse des quantités

Le marché des autotests de dépistage dans ces pays s’est amélioré depuis qu’Unitaid a commencé à y investir, en 2015, mais il est jusqu’à présent dominé par un seul modèle d’autotest abordable – les autres options coûtant au moins un dollar de plus, précise l’organisation. L’accord annoncé ce mercredi est l’aboutissement d’un appel à propositions lancé par Unitaid et l’ONG Population Services International (PSI) en 2020 afin de promouvoir l’accès équitable à ces tests.

« Grâce à cette expansion du marché, les pays auront davantage de choix (…) ce qui facilitera l’acquisition des produits et leur intégration dans les systèmes de santé », a souligné Hervé Verhoosel. L’objectif ultime est de permettre aux huit millions de personnes dont on estime qu’elles ne connaissent pas leur statut sérologique d’apprendre si elles sont séropositives et de suivre un traitement, selon Unitaid.

Pour la Dr Thato Chidarikire, directrice des stratégies de prévention du VIH au sein de la Direction nationale de la santé d’Afrique du Sud, les autotests ont eu un « effet positif » sur le programme de VIH en permettant d'« atteindre les hommes et les femmes âgés de 19 à 24 ans ainsi que les principaux groupes de population ciblés ». La baisse des prix « se traduira par une hausse des quantités et par l’expansion de notre programme, ce qui nous permettra d’atteindre davantage de personnes non testées et peu enclines à se faire dépister », a-t-elle souligné.