Coronavirus : Le syndicat de pilotes d’Air France prône le refus de certains vols pour les non vaccinés

PANDEMIE Dans un tract, le syndicat demande aux pilotes de ne pas se rendre en Inde, au Brésil, en Afrique du Sud, en Argentine et au Chili, sans avoir reçu un vaccin contre le Covid-19

20 Minutes avec AFP

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Des avions de la compagnie Air France (illustration).
Des avions de la compagnie Air France (illustration). — Jacques Witt/SIPA

Le Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL) d’Air France se lance dans le conseil sanitaire. L’organisation syndicale a appelé lundi, dans un tract, les pilotes de la compagnie non vaccinés contre le Covid-19 à refuser les vols vers l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Argentine et le Chili.

« Refusez les vols Inde, Brésil, Afrique du Sud, Argentine, Chili, tant que vous n’êtes pas vacciné », peut-on lire dans ce tract qui confirme des informations de RTL. Le « droit de retrait individuel se justifie pleinement dans ce cas de figure », ajoute l’organisation syndicale.

Si « les destinations interdites ou imposant une stricte quarantaine aux passagers se multiplient (…), les équipages d’Air France continuent à s’y rendre sans que leur santé ni celle de leur entourage ne soient prises en compte », proteste le SNPL. Des « vols cargos » sont maintenus « sur les destinations interdites aux passagers » et il n’est prévu « aucune mesure de suivi pour les navigants à leur retour en France », d’après le tract.

Critiques envers le gouvernement

Le syndicat regrette en outre que le gouvernement n’ait « toujours pas inclus le personnel navigant » au sein des « professions bénéficiant d’une priorité toute relative à la vaccination » contre le Covid-19. Et le SNPL prévient qu’il ne se contentera pas d'« un effet d’annonce » ouvrant « une priorité aux plus de 55 ans uniquement ».

Rappelant que l’ONU et l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) « demandent la vaccination prioritaire des membres d’équipage », l’organisation syndicale estime que « le gouvernement français n’a pas pris la mesure de la situation ». Ainsi, il juge « inacceptable que les personnels navigants, qui contribuent depuis le début de la crise au transport des masques, vaccins et matériel médical dans le monde entier, soient ainsi oubliés alors qu’ils s’exposent à des variants dangereux ».