Coronavirus : Les autorités sanitaires étendent les tests antigéniques et autotests aux moins de 15 ans

DEPISTAGE La Haute autorité de santé préconise pour les enfants de réaliser ces tests « au moins une fois par semaine »

20 Minutes avec AFP
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Un autotest pour dépister le Covid-19.
Un autotest pour dépister le Covid-19. — SYSPEO/SIPA

C’est une décision qui devrait permettre d’augmenter sensiblement la facilité et la capacité de dépistage du Covid-19, notamment dans les écoles. La Haute autorité de santé (HAS) a autorisé lundi les tests antigéniques et autotests, aux résultats rapides, pour les moins de 15 ans.

Ces « tests antigéniques sur prélèvement nasal ont l’avantage d’allier rapidité de résultat et possible utilisation de manière répétée chez un plus large public », souligne la HAS. Jusqu’à présent, ces tests étaient réservés aux plus de 15 ans. Mais « à la lumière de récents travaux de modélisation », l’autorité a conclu « que ces tests peuvent être un outil de dépistage chez les moins de 15 ans » et qu’ils sont « pertinents pour briser les chaînes de contamination, notamment en milieu scolaire ».

Leurs principaux atouts : un résultat en 15 à 30 minutes sans avoir recours à un laboratoire et ils sont moins invasifs que les prélèvements nasopharyngés car l’écouvillon est enfoncé moins profondément dans le nez. Les tests antigéniques nasaux pouvant être utilisés chez les adultes et chez les enfants, « la HAS considère qu’une utilisation plus large de leur forme autotest présente un intérêt en milieu scolaire ». Elle recommande que ces tests soient « réalisés au moins une fois par semaine selon les modalités de prélèvement les plus adaptées à l’âge, aux capacités de l’enfant et au contexte local ».

Une supervision nécessaire pour les primaires

Ainsi « les étudiants, lycéens et collégiens peuvent réaliser l’autotest en autonomie (après une première réalisation sous la supervision d’un adulte compétent si besoin). Pour les élèves en école primaire, l’auto-prélèvement initialement supervisé est également envisageable mais il est préférable que le test soit fait par les parents ou le personnel formé. Pour les enfants en école maternelle, le prélèvement et le test devront être réalisés par ces mêmes acteurs », ajoute la HAS.

Quant aux tests salivaires rapides, c’est-à-dire les autotests salivaires, l’autorité répète que les données disponibles, « très hétérogènes, ne permettent pas à ce stade de montrer » qu’ils « présentent une efficacité suffisante pour pouvoir être recommandés ».