Coronavirus : Le vaccin Johnson & Johnson administré « à compter de ce samedi » en France

VACCINATION Le vaccin sera proposé aux Français de plus de 55 ans et disponible auprès des pharmacies, aux médecins et aux infirmiers libéraux

20 Minutes avec AFP

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Le vaccin Janssen développé par le laboratoire américain Johnson & Johnson
Le vaccin Janssen développé par le laboratoire américain Johnson & Johnson — Mark Lennihan/AP/SIPA

Un nouveau vaccin américain disponible. Les Français de plus 55 ans pourront, « à compter de ce samedi », se voir administrer le vaccin de Johnson & Johnson contre le Covid-19, le quatrième disponible sur le territoire, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran.

La France a reçu une première livraison de 200.000 doses de ce vaccin à la fin de la semaine dernière mais elle attendait les conclusions de l’Agence européenne des médicaments (EMA) qui a estimé mercredi qu’il bénéficiait d'un rapport bénéfices/risques favorable malgré un risque « très rare » de caillots sanguins.

« Les 200.000 premiers vaccins sont livrés aux pharmacies, aux médecins et aux infirmiers libéraux qui pourront commencer à le proposer à leurs patients à compter de ce samedi », a déclaré le ministre lors d’une conférence de presse gouvernementale. Contrairement aux autres vaccins déjà utilisés en France (Pfizer/BioNTech, Moderna et AstraZeneca), « ce vaccin (…) ne nécessite qu’une seule injection pour que vous soyez protégé, pas de rappel vaccinal, pas de seconde injection », a-t-il souligné.

De nouvelles populations vaccinées

Olivier Véran a également annoncé que la vaccination serait « ouverte à compter de lundi prochain » pour les proches des personnes « en situation d’immuno-dépression sévère », ce qui concerne « plusieurs centaines de milliers » de personnes en France.

Il a par ailleurs indiqué avoir « saisi les comités scientifiques » au sujet de la vaccination des personnes de moins de 50 ans souffrant d’obésité sévère qui présentent un risque accru de forme grave de Covid-19 mais ne sont pas éligibles à la vaccination pour le moment. « La réponse ne va pas tarder mais il est probable que nous puissions là aussi démarrer d’ici la mi-mai », a affirmé le ministre.