Coronavirus : Macron se penche jeudi sur la prise en charge des malades atteints de « Covid long »

MALADIE L’OMS estime qu’une personne sur dix infectées par le Covid-19 présente des symptômes persistants après trois mois

20 Minutes avec AFP

— 

Emmanuel Macron rencontrera le jeudi 22 avril 2021 des soignants et des patients à l'hôpital Foch de Suresnes, pour évoquer la prise en charge des patients qui souffrent de symptômes persistants du Covid.
Emmanuel Macron rencontrera le jeudi 22 avril 2021 des soignants et des patients à l'hôpital Foch de Suresnes, pour évoquer la prise en charge des patients qui souffrent de symptômes persistants du Covid. — Raphael Lafargue-POOL/SIPA

Le président de la République se rendra jeudi à l’hôpital Foch de Suresnes, dans la banlieue ouest de Paris. Un établissement qui a la particularité d’avoir coordonné plusieurs services (pneumologie, médecine physique et réadaptation, ORL) afin de diagnostiquer et de prendre en charge les patients atteints de Covid long. Une affection aux causes encore mal comprises.

Emmanuel Macron échangera avec des médecins, infirmiers et kinésithérapeutes qui traitent ces malades souffrant de symptômes persistants du Covid-19 afin d’évoquer leur prise en charge.

Un quart des personnes infectées concernées

L’OMS estime qu’un quart des personnes infectées par le Covid-19 présentent des symptômes persistants pendant un mois et qu’une personne sur dix ressent des symptômes après trois mois (perte de goût ou d’odorat, céphalées, fatigue, douleurs musculaires, essoufflement, sensation de « brouillard » cérébral…). Certains sont encore affectés un an plus tard et errent de médecin en médecin.

« L’adaptation du système de santé pour assurer la prise en charge du Covid long et l’engagement des recherches nécessaires à la connaissance de ces symptômes représente aujourd’hui un enjeu majeur », a souligné l’Elysée.

« Faciliter la reconnaissance en tant que maladie professionnelle »

L’Assemblée Nationale a voté à l’unanimité le 17 février une résolution visant à reconnaître et à prendre en charge les complications à long terme du Covid-19. Elle recommandait aussi de « faciliter la reconnaissance en tant que maladie professionnelle des affections causées par les formes graves » de cette maladie dans les cas où celle-ci aurait été contractée au travail.

A ce stade, le gouvernement a accordé une reconnaissance automatique en maladie professionnelle aux seuls soignants malades du Covid-19 avec des séquelles respiratoires. Un dispositif jugé trop restrictif par de nombreux élus.

Vers une approche « personnalisée » ?

Le secrétaire d’Etat aux Retraites et à la Santé au travail, Laurent Pietraszewski, avait indiqué aux députés en février que le gouvernement était « prêt à examiner l’évolution de son dispositif » et souligné que le nombre de « Covid longs » pourrait atteindre « plusieurs centaines de milliers » en France.

La Haute autorité de santé avait émis en février des recommandations de prise en charge, suggérant une approche « personnalisée » coordonnée par le médecin traitant et une « place centrale » pour la rééducation, notamment respiratoire.