Coronavirus : Les vaccins AstraZeneca et Janssen jugés « indispensables » par le gouvernement

PANDEMIE Leurs conditions d'utilisation sont actuellement rééxaminées après la survenue de rares effets indésirables

20 Minutes avec AFP

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Le ministère de la Santé estime que les vaccins AstraZeneca et Janssen sont indispensables pour la campagne vaccinale en France. (Illustration)
Le ministère de la Santé estime que les vaccins AstraZeneca et Janssen sont indispensables pour la campagne vaccinale en France. (Illustration) — Allen J Schaben/Los Angeles Time/SIPA

« Nous n’avons pas d’inquiétude sur notre capacité à atteindre nos objectifs » de 20 millions de personnes ayant reçu au moins une dose à la mi-mai, puis de 30 millions de personnes mi-juin, a affirmé le ministère de la Santé ce mardi lors d’un point hebdomadaire sur les vaccins. Une prévision qui intègre « des hypothèses plutôt prudentes sur le niveau de consommation d'AstraZeneca et de Janssen ».

En revanche, toujours selon le ministère, « s’il n’y a plus aucune administration d’AstraZeneca ou s’il n’y a aucune administration de Janssen en ville dans les semaines à venir, pour le coup les objectifs seront largement remis en question ».

Apparition rare de graves caillots sanguins

L’Agence européenne des médicaments (EMA) doit s'exprimer en fin d'après-midi sur le vaccin Janssen (Johnson & Johnson), dont l’utilisation a été suspendue aux Etats-Unis et en Afrique du Sud en raison de l’apparition rare de graves caillots sanguins. Ce vaccin est autorisé depuis le 11 mars dans l’Union européenne, mais n’a pas encore été administré.

Quant au vaccin du laboratoire suédo-britannique AstraZeneca, certaines voix se sont interrogées sur la poursuite de son utilisation au vu de la relative désaffection dont il fait l’objet, en particulier dans les centres de vaccination. Mais « on ne souhaite pas laisser entendre que la France pourrait se permettre de ne pas injecter les doses AstraZeneca reçues. Dans un contexte de course contre la montre contre un virus qui tue, on ne peut pas se permettre de faire l’impasse sur le déploiement d’un vaccin qui permet de sauver des vies », insiste le ministère.

Réservé aux plus de 55 ans

L’EMA a annoncé le 7 avril que les caillots sanguins devraient être répertoriés comme effet secondaire « très rare » de ce vaccin, tout en estimant que les bénéfices l’emportent sur les risques. Son utilisation a été restreinte dans la plupart des pays de l’UE (en France il est réservé aux plus de 55 ans) et le Danemark a annoncé y renoncer définitivement.

Si les créneaux réservés à l’AstraZeneca dans les centres de vaccination sont parfois boudés, l’écoulement en ville reste « assez important », avec « près de 73 % d’utilisation des doses livrées » la semaine dernière, souligne le ministère, estimant que « c’est un vaccin qui trouve preneur dans le dialogue de confiance avec les professionnels de santé ».