Coronavirus : Le premier vaccidrive de France a ouvert ses portes près de Montpellier

VACCINS Prenant exemple d’un modèle déjà en vigueur aux Etats-Unis, le premier vaccidrive de France a été inauguré ce mardi, permettant de se faire vacciner sans sortir de sa voiture

Jérôme Diesnis

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Le premier vaccidrive de France a ouvert ses portes près de Montpellier. A la clinique Saint-Jean, il est désormais possible de se faire vacciner contre le Covid-19 depuis sa voiture.
Le premier vaccidrive de France a ouvert ses portes près de Montpellier. A la clinique Saint-Jean, il est désormais possible de se faire vacciner contre le Covid-19 depuis sa voiture. — Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse
  • Le premier vaccidrive de France a ouvert ses portes à titre expérimental dans la clinique Saint-Jean, dans la métropole de Montpellier.
  • Les personnes sont vaccinées directement depuis leur véhicule, après avoir consulté au préalable un docteur et pris rendez-vous via les sites ou applications habituelles.
  • « C’est convivial, plus confortable… même si ce n’est pas plus rassurant », explique Georges, la première personne, en France, à avoir bénéficié de cette injection depuis sa voiture.

Il s’appelle Georges. Il est devenu le premier, en France, à avoir bénéficié d’une dose de vaccin contre le Covid-19… sans bouger de sa voiture. Le premier vaccidrive de France a été ouvert ce mardi, à Saint-Jean-de-Védas, une commune de la métropole de Montpellier. « C’est convivial, plus confortable… même si ce n’est pas plus rassurant », explique le patient « numéro un ».

Dans le département de l’Hérault, la barre des 400 hospitalisations a été franchie, lundi, dont le quart est placé en réanimation ou en soins intensifs. « Il faut aller vers l’immunité collective. Il faut donc des modalités différentes afin que la population puisse avoir le choix », souligne Laurent Ramon, directeur général du groupe Cap Santé. « Pour gagner la guerre contre la pandémie, il faut intensifier la vaccination. Nous avons réfléchi à toutes les pistes qui permettraient de l’intensifier », note Jacques Teissier, président de la commission médicale de la clinique Saint-Jean.

« Rester dans a voiture, c’est n’être en contact avec aucune population fragile »

Le groupe Cap Santé, dont fait partie la clinique où est implanté ce premier vaccidrive, s’est inspiré d’un modèle déjà existant aux Etats-Unis. « Nous avons évoqué cette idée le 22 mars et dix jours plus tard nous avons eu l’accord » de l’ARS et de l’Etat, reprend Laurent Ramon. « L’avantage numéro un est d’être dans sa voiture et de n’être au contact d’aucune autre population fragile, voire porteuse du Covid-19, puisqu’il n’y a pas de test avant la vaccination », reprend Jacques Teissier.

Le processus est le même que pour une vaccination classique : il commence par une prise de rendez-vous avec un médecin. « Nous sommes allés chez notre médecin jeudi. On s’est connecté sur Doctolib le soir. Et on a pris rendez-vous pour le drive », explique Jean-Jacques, troisième personne en France à avoir bénéficié d’une injection sans bouger de son véhicule. C’est facile. On a appelé tous nos amis » pour leur conseiller de faire la même démarche. »

« On espère ouvrir une deuxième voire une troisième piste »

« Dans le département, 260.000 personnes ont déjà reçu leur première dose de vaccin et 70.000 la seconde dose », détaille le préfet de l’Hérault Jacques Witkowski, qui évoque, pour ce département d’1,165 million d’habitants, « un rythme actuel de 32.000 à 33.000 vaccinations hebdomadaires ». Ce mardi, via le drive, une cinquantaine de personnes a bénéficié des premières doses de Pfizer ou de Moderna, les deux vaccins disponibles dans l’établissement.

Ce flux est appelé à rapidement grossir. La clinique Saint-Jean délivre un millier de vaccins par semaine. « Le vaccidrive a vocation à doubler ce chiffre. Peut-être 2.000 vaccinations quand il y aura une deuxième piste, 3.000 si on en ouvre une troisième… mais encore faut-il avoir les vaccins. On connaît tous les difficultés d’approvisionnement en France. Mais on en a un peu plus chaque jour », conclut Laurent Ramon.