Vaccination : Les moins de 55 ans vaccinés avec AstraZeneca recevront une seconde injection de Pfizer ou Moderna

EPIDEMIE La Haute autorité de santé a décidé de ne pas prendre de risques, malgré le faible nombre de thromboses observées

R. G.-V. avec AFP

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Le logo du laboratoire AstraZeneca.
Le logo du laboratoire AstraZeneca. — Gregor Macak Martin/AP/SIPA

Les personnes de moins de 55 ans qui ont déjà reçu une première dose du vaccin AstraZeneca recevront une deuxième dose d’un autre vaccin, a annoncé ce vendredi matin la Haute autorité de santé (HAS). Cette décision est la conséquence du choix de ne vacciner que les plus de 55 ans avec ce sérum à vecteur viral. Les rares cas de thromboses, de caillots sanguins ayant été observés sous cette limite d’âge.

Olivier Véran, le ministre de la Santé, avait un peu éventé la nouvelle dès ce matin. Lui-même est concerné par cette décision, lui qui a reçu une première dose du vaccin AstraZeneca en février, en tant que neurologue de formation. Ce sont d’ailleurs surtout des soignants et soignantes qui sont concernées. Au total, un peu plus de 530.000 personnes de moins de 55 ans sont dans ce cas.

Les limites d’âge différentes suivant les pays

Concrètement, une personne de moins de 55 ans vaccinée avec l’AstraZeneca aura un rappel avec un vaccin à ARN messager, soit celui de Pfizer/BioNTech, soit celui de Moderna, a indiqué la HAS. Pour les autorités sanitaires, il s’agit de résoudre un nouveau casse-tête provoqué par le vaccin du laboratoire anglo-suédois, dont le parcours chaotique est lié notamment au risque de thromboses (caillots sanguins) atypiques qu’il provoque de manière exceptionnelle.

D’autres pays ont également fixé des limites d’âge, mais sans forcément choisir la même. AstraZeneca est par exemple réservé aux plus de 30 ans au Royaume-Uni, où il a massivement été utilisé et où la campagne vaccinale est beaucoup plus avancée, aux plus de 60 ans en Allemagne, ou de 65 ans en Suède.