Coronavirus : Des « cellules tueuses » toujours efficaces contre les variants

REPONSE IMMUNITAIRE Les lymphocytes T éliminent les cellules infectées par le coronavirus

20 Minutes avec AFP
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Un lymphocyte T, ça ressemble à ça.
Un lymphocyte T, ça ressemble à ça. — HANDOUT / NATIONAL INSTITUTE OF ALLERGY AND INFECTIOUS DISEASES / AFP

Un acteur clé de la réponse immunitaire au coronavirus reste efficace contre les variants plus contagieux du Covid-19 et contre les risques accrus de réinfection, selon une étude publiée mardi. L’action des lymphocytes T, baptisés « cellules T tueuses » parce qu’ils éliminent les cellules infectées, représente une partie de la réponse immunitaire, avec les anticorps, et aide à empêcher les formes les plus sévères de la maladie.

Les scientifiques des Instituts nationaux de santé américains (NIH) et de l’Université Johns-Hopkins ont analysé des échantillons de sang de 30 personnes ayant contracté le virus avant l’émergence des variants. L’étude, publiée dans le journal Open Forum Infectious Diseases de l’Université d’Oxford, cherchait à savoir si ces lymphocytes T CD8 (le nom technique de ces globules blancs) étaient capables de reconnaître les trois variants majeurs du SARS-CoV-2 : le B.1.1.7 (apparu en Angleterre), le B.1.351 (identifié en Afrique du Sud) et le B.1.1.248 (signalé au Brésil).

Un rôle différent de celui des anticorps

Ils portent chacun une mutation dans la région de la protéine S (spike), des « pointes » à la surface du virus qui lui permettent de s’attaquer aux cellules humaines, notamment dans le cas du B.1.351. Ces mutations rendent le variant moins reconnaissable pour les anticorps neutralisants, l’autre partie de la réponse immunitaire. Dans le cas du coronavirus, ces anticorps s’attachent à la pointe pour empêcher le virus d’infecter les cellules. Les lymphocytes T, eux, se chargent de « tuer » les cellules déjà infectées.

L’étude montre que la réponse des « cellules tueuses » reste majoritairement intacte et qu’elles peuvent reconnaître pratiquement tous les variants, au contraire des anticorp. Mais les chercheurs estiment que des études plus larges sont nécessaires pour confirmer ce résultat.