Coronavirus : Non, l'OMS ne confirme pas que les tests PCR sont « invalides »

FAKE OFF Ce message, relayé sur des blogs et les réseaux sociaux, est né d’une interprétation erronée d’une note de l’organisation internationale

20 Minutes Fake off
— 
Illustration de tests PCR à Nice, le 11 mars.
Illustration de tests PCR à Nice, le 11 mars. — SYSPEO/SIPA
  • L'OMS aurait reconnu que les tests PCR sont « invalides » au-delà d'un certain seuil de sensibilité. Ce message circule sur des blogs et les réseaux sociaux.
  • Ce message s'appuie sur une note publiée le 20 janvier par l'organisation internationale.
  • Dans cette note, qui s'adresse aux professionnels de santé, l'OMS rappelle simplement de bien suivre les conditions d'utilisation des tests.

L’OMS « confirme que le test PCR est invalide » ? C’est le message qui est diffusé par plusieurs blogs et partagé près de 5.000 fois sur Facebook. Ce message explique que l'organisation mondiale de la santé s’est « rétractée » le 20 janvier sur l’utilisation de ces tests. L’organisation aurait « admis implicitement » « que tous les tests PCR effectués à un seuil d’amplification (Ct) de 35 cycles ou plus sont invalides ».

FAKE OFF

La note publiée par l'OMS le 20 janvier s’adresse aux professionnels de santé. Elle leur rappelle de prendre connaissance des conditions d’utilisations des tests PCR fournies par les fabricants et de bien les respecter.

Cette note ne déconseille pas l’utilisation de ces tests ni ne conclut que ceux-ci sont invalides.

Une note motivée par des mauvaises utilisations de tests

L’organisation internationale a publié cette note après avoir reçu dix rapports de problèmes liés à des tests PCR utilisés pour détecter le Covid-19. « Les rapports concernaient des diagnostics erronés, des faux positifs et faux négatifs », a-t-elle précisé auprès de nos confrères de l’agence Reuters. Une mauvaise utilisation des tests avait abouti à ces diagnostics, selon l’OMS.

Dans sa note publiée le 20 janvier, l’OMS rappelle que les tests ne doivent pas être les seuls outils de diagnostic d’un cas de Covid-19. Les antécédents cliniques du patient ou encore ses éventuels cas contact confirmés doivent être également pris en compte.

Les premières interprétations erronées de cette note étaient apparues aux Etats-Unis quelques jours après sa publication. Elles resurgissent en France, alors que seize départements connaissent des mesures de restriction supplémentaires pour lutter contre la pandémie.