Coronavirus : Pour l’OMS, il n’y a pas de raison de ne pas administrer le vaccin AstraZeneca

EPIDEMIE Plusieurs pays ont récemment suspendu les vaccinations avec AstraZeneca par précaution

20 Minutes avec AFP
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L'OMS assure qu'il n'y a pas de raison de ne pas administrer le vaccin contre le Covid-19 AstraZeneca
L'OMS assure qu'il n'y a pas de raison de ne pas administrer le vaccin contre le Covid-19 AstraZeneca — Vichan Poti/Pacific Press/Shutterstock/SIPA

L'Organisation mondiale de la santé a assuré ce vendredi qu’il « n’y a pas de raison de ne pas utiliser » le vaccin anti-covid d’AstraZeneca, alors que plusieurs pays européens ont suspendu son utilisation par mesure de précaution.

« Oui nous devrions continuer à utiliser le vaccin d’AstraZeneca », « il n’y a pas de raison de ne pas l’utiliser », a déclaré Margaret Harris, une porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé vendredi lors d’un point de presse de l’ONU à Genève.

« Cas graves de formation de caillots sanguins chez des personnes vaccinées »

Le Danemark, l’Islande et la Norvège ont annoncé jeudi la suspension des injections du vaccin d’AstraZeneca contre le Covid-19 en invoquant le principe de « précaution ». La Bulgarie les a suivis vendredi. L’Agence nationale danoise de la Santé, la première à annoncer cette décision, a invoqué la prudence face à des « cas graves de formation de caillots sanguins chez des personnes vaccinées », même si « à l’heure actuelle » un lien entre le vaccin et les caillots sanguins n’a pas été établi.

En début de semaine, l’Autriche a cessé d’administrer un lot de ces vaccins après le décès d'une infirmière​ de 49 ans à la suite de « graves troubles de la coagulation » quelques jours après avoir été vaccinée. Le laboratoire anglo-suédois et le gouvernement britannique ont réagi jeudi pour défendre un vaccin « sûr » et « efficace ».

« Toute alerte de sécurité doit faire l’objet d’une enquête »

Pour sa part, la porte-parole de l’OMS, a souligné que les experts de l’organisation se penchaient sur les informations de la formation de caillots sanguins mais a noté que pour l’heure aucun lien de cause à effet n’a été établi. « Toute alerte de sécurité doit faire l’objet d’une enquête », a-t-elle souligné.

« Nous devons toujours nous assurer que nous étudions toutes les alertes de sécurité quand nous distribuons des vaccins et nous devons les passer en revue, mais il n’y a aucune indication de ne pas l’utiliser », a-t-elle ajouté.