Coronavirus : C’est quoi cette histoire de variant breton détecté à l’hôpital de Lannion ?

EPIDEMIE Un cluster regroupant 71 cas de Covid-19 ont été confirmés au sein de plusieurs services du centre hospitalier des Côtes d’Armor

Camille Allain

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Illustration de soignants ici à l'hôpital Ambroise Paré, à Boulogne-Billancourt, le 8 mars 2021.
Illustration de soignants ici à l'hôpital Ambroise Paré, à Boulogne-Billancourt, le 8 mars 2021. — AFP

Après le variant anglais, le variant sud-africain et le variant brésilien, place au variant breton ? Pas tout à fait. A Lannion, dans les Côtes d’Armor, un cluster a été découvert au sein du centre hospitalier. D’après l’Agence régionale de santé de Bretagne, 71 cas positifs ont été enregistrés, dont 27 concernant des personnels de l’établissement. Les prélèvements effectués ont révélé que le virus ayant infecté ces patients était une mutation du Covid-19​. Mais pas de quoi en faire un « variant breton », selon les autorités sanitaires.

Cette affirmation de l’ARS s’appuie sur un constat simple : « il n’y a pas d’élément en faveur d’une plus forte transmissibilité ou sévérité ». D’après l’analyse de risque conjointe du Centre national de référence virus des infections respiratoires et de Santé Publique France « ce variant n’est donc pas considéré comme variant d’intérêt au sens de l’OMS, contrairement aux variants initialement détectés au Royaume-Uni, au Brésil et en Afrique du Sud ».

Scruté de très près, le taux d’incidence sur la communauté d’agglomération Lannion Trégor n’a pas progressé et continue même de diminuer, tout comme le taux de positivité. Dans une région relativement épargnée par le virus, les Côtes d’Armor présentent des taux d’incidence deux fois inférieurs à la moyenne nationale (120 cas pour 100.000 habitants). « Les virus évoluent constamment par mutations de leur génome, c’est pourquoi l’apparition de variants du SARS-CoV-2 n’est pas un phénomène inattendu », précise l’ARS.

Des dépistages collectifs organisés

Pour tenter de freiner la propagation du virus, les admissions au sein des services touchés ont été suspendues et les patients réorientés vers d’autres établissements. Les cas positifs ont été isolés et des dépistages collectifs ont été organisés. Une cellule de crise a par ailleurs été activée.