Coronavirus : L'Occitanie accueille 13 patients de la région Paca dans un état grave

EPIDEMIE Après avoir reçu six patients la semaine dernière, l’Occitanie a pris en charge cette semaine le transfert de sept personnes atteintes de forme grave du coronavirus en provenance de Provence-Alpes-Côte d’Azur

Béatrice Colin
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Six patients Covid-19 de la région PACA ont été transférés les 10 et 11 mars 2021 à Toulouse.
Six patients Covid-19 de la région PACA ont été transférés les 10 et 11 mars 2021 à Toulouse. — CHU Toulouse / SAMU

Ce jeudi matin, sur le tarmac de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, les équipes du Samu étaient à nouveau sur le pont pour accueillir des patients en réanimation en provenance d’Aix-en-Provence. Atteints par des formes graves du coronavirus, ils ont été transférés vers les hôpitaux de Cahors et de Tarbes. La veille, ce sont quatre autres patients de Nice qui se posaient sur les pistes de Blagnac, pour être hospitalisés dans trois cliniques de l’agglomération toulousaine et au CHU de Toulouse. Cinc hommes et une femme, âgés de 63 à 69 ans.

Au total, sept patients de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ont été transférés cette semaine dans des établissements publics et privés d’Occitanie et six la semaine dernière. Ils ont été orientés vers la Haute-Garonne, le Gard, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales, les Hautes-Pyrénées et le Lot. Un moyen de désengorger les services d’urgences des départements du Sud-Est de la France qui sont saturés par les cas de Covid-19.

Une situation de saturation que ne connaît pas l’Occitanie. Au CHU de Toulouse, 116 lits d’hospitalisation sont occupés par des personnes touchées par le coronavirus, dont 19 en réanimation. Un chiffre en baisse constante au cours des trois dernières semaines, puisqu’ils étaient 166 le 18 février dernier, dont 47 en réanimation.

Ces évacuations sanitaires, les services du Samu 31 ne les avaient plus vécues depuis le printemps dernier. « Nous devrions en avoir de nouvelles la semaine prochaine. C’est possible car notre niveau d’hospitalisations dans le bassin toulousain est haut mais pas saturé, nous avons des places en réanimation, surtout quand ces patients sont dispatchés entre les différents établissements », relève le professeur Vincent Bounes, le patron du Samu.

Pour ce dernier, si la situation n’est pas explosive, cela est certainement dû à la campagne vaccinale « dont les effets commencent à se faire ressentir, notamment dans les Ehpad ».