Vaccination : L’utilisation du vaccin AstraZeneca étendue aux 65-75 ans « avec comorbidités » en France

EPIDEMIE Le ministre de la Santé a abordé la question des vaccins anti-Covid ce lundi soir sur France 2

20 Minutes avec AFP

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Vaccination : L’utilisation du vaccin AstraZeneca étendue aux 65-75 ans « avec comorbidités » en France
Vaccination : L’utilisation du vaccin AstraZeneca étendue aux 65-75 ans « avec comorbidités » en France — FRANCOIS GREUEZ / SIPA/SIPA

L’utilisation du vaccin AstraZeneca va être étendue aux personnes âgées de 65 à 75 ans présentant des comorbidités, a déclaré ce lundi soir le ministre de la Santé, Olivier Véran.

« Désormais » les personnes âgées de « 50 ans et plus, incluant les 65-75 ans », qui souffrent de « ce qu’on appelle des comorbidités, des fragilités » pourront « se faire vacciner avec AstraZeneca », chez « leur médecin traitant, dans l’hôpital qui les suit » ou « dans quelques jours en pharmacie », a précisé Olivier Véran sur France 2. Les 75 ans et plus continueront à être vaccinés avec le Pfizer ou le Moderna en centre de vaccination, a-t-il ajouté.

La HAS confirmera mardi

La Haute autorité de santé (HAS) a annoncé qu’elle allait « actualiser » ce mardi son avis sur l’utilisation du vaccin AstraZeneca pour les plus de 65 ans, qui en sont privés pour l’instant alors que des centaines de milliers de doses n’ont pas encore été utilisées.

La HAS « actualise son avis sur la place du vaccin d’AstraZeneca dans la stratégie vaccinale, notamment sur les plus de 65 ans », a indiqué l’instance ce lundi, en annonçant une vidéoconférence pour la presse mardi à 9h15. Cette annonce intervient alors qu’une étude de l’université d’Edimbourg, publiée la semaine dernière, tend à confirmer l’efficacité du vaccin d’AstraZeneca, même chez les plus de 80 ans.

Boudé par les soignants ?

Plusieurs autorités sanitaires ne recommandent pour l’instant ce vaccin qu’aux moins de 65 ans, en estimant qu’on manque de données sur son efficacité au-delà de cet âge. Après un avis en ce sens de la HAS le 2 février, le gouvernement l’a réservé à tous les professionnels de santé, y compris les moins de 50 ans, et aux deux millions de personnes de 50 à 64 ans atteintes d’une comorbidité, qui peuvent se faire vacciner chez le médecin généraliste depuis jeudi.

Mais de nombreux soignants ont boudé ce vaccin, notamment en raison d’effets secondaires plus prononcés, le plus souvent de forts symptômes grippaux, chez les personnes plus jeunes. Des questions ont aussi émergé sur l’efficacité de ce vaccin pour contrer le variant sud-africain du coronavirus.

Résultat, en France, seulement 270.000 doses de ce vaccin avaient été administrées samedi, alors que le pays en a reçu 1,6 million en février selon un tableau communiqué par le ministère de la Santé. C’est l’ouverture depuis jeudi de la vaccination aux 50-64 ans atteints de comorbidités qui a permis de booster les chiffres, puisque le nombre de doses injectées a doublé depuis le milieu de la semaine, passant de moins de 140.000 à 270.000.

Une extension pour toucher « 2,5 millions de Français »

Olivier Véran a fait valoir sur France 2 que la Haute Autorité de la santé (HAS) « considère désormais, depuis aujourd’hui, que tous les vaccins dont nous disposons en France, le AstraZeneca, le Pfizer et le Moderna, ont une efficacité qualifiée de remarquable ».

L’extension de l’utilisation de l’AstraZeneca va permettre de toucher « 2,5 millions de Français », a indiqué le ministre.

En outre, pour les personnes éligibles au vaccin à ARN (Pfizer ou Moderna) qui produiront un test PCR positif « à un moment donné » ou une sérologie positive, « une seule injection suffira » désormais. « C’est une bonne nouvelle pour (…) les Français qui pourront récupérer » la deuxième dose, a estimé Olivier Véran. « Rien que sur le mois de mars, nous comptons proposer une première vaccination à 6 millions de Français », a-t-il dit, ce qui « fera 9 millions au total depuis le début de la campagne ».