Vaccination dans le Pas-de-Calais : L’ARS reconnaît un retard de la campagne

PANDEMIE Un retard dans la vaccination contre le Covid-19 lié à des problèmes d’approvisionnement

Mikaël Libert

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La campagne de vaccination a pris du retard dans le Pas-de-Calais (illustration).
La campagne de vaccination a pris du retard dans le Pas-de-Calais (illustration). — M.Libert / 20 Minutes

Jeudi soir, à l’instar de 19 autres départements français, le Pas-de-Calais a été placé en surveillance renforcée face à l’augmentation du nombre de personnes infectées par le coronavirus. Mais bien avant cela, dès le 11 février, le président du conseil départemental, Jean-Claude Leroy, avait fait part de son inquiétude sur la faible dotation de son territoire en doses de vaccin.

Le patron du Pas-de-Calais le déplore, ses aînés sont plus fragiles qu’ailleurs, notamment en raison de la pénibilité et de la durée de leurs carrières. Un constat d’autant plus inquiétant en cette période de coronavirus : « Je crains qu’avec la dotation en nombre de doses de vaccins par semaine dédiée au Pas-de-Calais, il ne s’améliore pas dans les jours à venir », avait-il lancé à l’agence régionale de santé Hauts-de-France (ARS).

Un retard lié « aux contraintes d’approvisionnement »

Jean-Claude Leroy avait eu le nez fin puisque, selon lui, l’ARS a reconnu « qu’un retard dans la campagne vaccinale avait bel et bien été identifié dans le Pas-de-Calais ». L’agence lui avait expliqué que ce retard était lié « aux contraintes d’approvisionnement », mais que des mesures étaient prises pour le résorber.

Entre-temps, une première livraison de 2.000 doses supplémentaires du vaccin Moderna a été effectuée au centre hospitalier d’Arras. Au plus tard le 1er mars, « 6.800 doses supplémentaires du Moderna seront livrées […] aux centres hospitaliers d’Arras et de Calais ». Courant mars, en plus de celles déjà prévues, « 10.000 doses supplémentaires du vaccin Pfizer/BioNtech » arriveront aux centres hospitaliers d’Arras et de Calais.