Un médicament contre l’acné pourrait causer des troubles du développement chez l’enfant s’il est pris pendant la grossesse, alerte l’ANSM

RISQUE POTENTIEL Ces médicaments à base d’isotrétinoïne orale présentent un risque pour le fœtus si la mère est sous traitement pendant sa grossesse

20 Minutes avec agences

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Ce médicament contre l'acné ne peut être prescrit que par des dermatologues. (Illustration)
Ce médicament contre l'acné ne peut être prescrit que par des dermatologues. (Illustration) — Alexandre GELEBART/20MINUTES

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a annoncé que l’isotrétinoïne orale, un traitement contre l’acné, pris pendant une grossesse présentait un « risque potentiel » de constater des troubles neuro-développementaux de type autistiques chez les enfants à naître. Il présente également un risque de plus de 30 % de survenue de malformations chez les fœtus au niveau du cerveau, du cœur ou du visage.

L’agence sanitaire rappelle que ces médicaments à base d’isotrétinoïne orale, prescrits pas des dermatologues, ne doivent pas être utilisés pendant la grossesse ni chez les femmes en âge d’avoir des enfants et n’étant pas sous contraception.

Une future étude sur les données de l’assurance maladie ?

Elle recommande aux femmes d’arrêter le traitement si une grossesse survenait et de consulter un médecin. L’ANSM a noté que l’échographie pouvait ne pas révéler d'« anomalie visible » mais que « des troubles neuro-développementaux à type de retard mental ou de retard des fonctions motrices » pouvaient malgré tout survenir.

Ce jeudi, l’agence a indiqué que des investigations étaient en cours. Pour confirmer ce risque, la structure Epi-phare va déterminer si une étude sur les données de l’assurance maladie est réalisable. A noter qu’en 2019, environ 125.000 personnes étaient traitées avec ces médicaments oraux.

Ce « risque potentiel » a été mis au jour après une suspicion de troubles autistiques chez un jeune enfant exposé pendant la grossesse à l’isotrétinoïne et né sans malformation visible. C’est le réseau national des centres de pharmacovigilance qui en a reçu le signalement.