Vaccination : Emmanuel Macron demande une coordination mondiale

MULTILATERAL Il s’agit de faire en sorte que les pays pauvres aussi puissent avoir accès aux vaccins, sans quoi vacciner les pays riches ne servira pas à grand-chose

R. G.-V.

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Emmanuel Macron lors d'une réunion au palais de l'Elysée.
Emmanuel Macron lors d'une réunion au palais de l'Elysée. — ELIOT BLONDET-POOL/SIPA

Emmanuel Macron sonne le tocsin sur les vaccins. Le chef de l’Etat appelle, dans une interview au Journal du dimanche, à une coordination mondiale sur la vaccination. « Sans une action collective internationale rapide, efficace et solidaire, nous prenons le risque que le virus nous échappe. » De nombreux scientifiques et l’OMS alertent sur les inégalités géographiques d’accès au vaccin : si des régions sont à la traîne alors le virus y sera toujours actif et susceptible de se diffuser à nouveau à travers le monde.

Depuis le début des campagnes de vaccinations, mi-décembre, les pays riches se taillent la part du lion des vaccins anti-coronavirus, denrée encore assez rare. Pour y remédier, Emmanuel Macron a participé, vendredi soir, à une réunion de l’OMS pour accélérer le processus, comme l’indique Europe 1. L’initiative ACT-A (accélérateur de l’action) doit coordonner les efforts pour une mise à disposition plus large des vaccins, notamment aux pays pauvres.

Avec l’aide de Washington

« Les pays africains nous interpellent à juste titre sur leur accès aux vaccins, explique Emmanuel Macron. L’initiative ACT-A aura permis de sécuriser plus de deux milliards de doses de vaccins à bien meilleur prix que si chaque pays les avait négociés séparément, c’est en soi une réussite. Mais nous devons encore accélérer les efforts, car chaque semaine compte. »

L’Elysée note par ailleurs que l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche a tout changé pour l’initiative ACT-A : les Etats-Unis ont débloqué quatre milliards d’euros pour l’achat des vaccins. Le président de la première puissance mondiale a fait de la réintégration de l’OMS par les Etats-Unis un des symboles de son début de mandat. « C’était l’un de mes premiers sujets d’échange avec le président Biden », rappelle ­Emmanuel Macron.