Coronavirus : L’Agence européenne du médicament veut des études sur la protection des vaccins contre les variants

RECHERCHES L’EMA a demandé aux laboratoires de « fournir des données pertinentes » concernant les mutations identifiées au Royaume-Uni, en Afrique de Sud et au Brésil

20 Minutes avec AFP

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Une dose d'un vaccin contre le Covid-19.
Une dose d'un vaccin contre le Covid-19. — Bony/SIPA

L’Agence européenne du médicament (EMA) souhaite publier de nouvelles lignes directrices pour les laboratoires pharmaceutiques. Pour cela, elle a annoncé mercredi avoir demandé au préalable à tous les développeurs de vaccins contre le Covid-19 d’évaluer si leur produit est efficace contre les nouvelles mutations du coronavirus.

Plusieurs variants du coronavirus ont émergé récemment, suscitant des craintes sur une augmentation de sa contagiosité et sa capacité à échapper aux réponses immunitaires induites par une précédente infection ou un vaccin. L’EMA a ainsi demandé aux laboratoires de « fournir des données pertinentes » concernant les mutations identifiées au Royaume-Uni, en Afrique de Sud et au Brésil.

« Il y a des craintes que certaines de ces mutations puissent avoir un impact, à différents degrés, sur la capacité des vaccins à protéger contre l’infection et la maladie », a fait valoir l’EMA. Mais « une réduction de la protection contre les formes légères de la maladie (…) ne se traduit pas nécessairement par une réduction de la protection contre les formes graves », a-t-elle souligné.

L’OMS recommande le vaccin AstraZeneca

L’EMA a approuvé jusqu’ici trois vaccins dans l’Union européenne, ceux du duo germano-américain BioNTech-Pfizer, de l’américain Moderna et du suédo-britannique AstraZeneca avec l’université d’Oxford. L’Organisation mondiale de la Santé a pour sa part recommandé mercredi le vaccin AstraZeneca-Oxford y compris dans les pays où les variants sont présents, alors qu’une étude avait évoqué dimanche la possibilité d’une efficacité « limitée » de ce produit contre le variant sud-africain. Pfizer-BioNTech et Moderna avaient quant à eux estimé fin janvier que leurs propres vaccins demeuraient efficaces contre les variants britannique et sud-africain.