Haute-Garonne : Près d’une centaine de parents et enfants pris de vomissements et diarrhées à Gragnague

ANALYSES La piste de l’intoxication à cause de l’eau du robinet semble aujourd’hui écartée

Béatrice Colin
Des enfants entrent dans une école élémentaire (illustration).
Des enfants entrent dans une école élémentaire (illustration). —
  • Entre mardi et ce week-end, une centaine d’enfants d’une même école et leurs parents ont été victimes de vomissements et de diarrhées.
  • Les autorités sanitaires ont mené des analyses bactériologiques de l’eau du robinet ainsi que des plats qui ont été servis à la cantine.
  • Pour l’heure, la piste de la contamination par l’eau est écartée par les résultats d’analyses.

Mardi dernier, quelques enfants de la commune de Gragnague, au nord-est de Toulouse, ont été pris de vomissements et de fortes diarrhées. Le lendemain, ce phénomène touchait 40 élèves de l’école et le surlendemain, ils étaient 90 à être victimes de ces symptômes, parmi lesquels parfois des parents d’élèves.

Rapidement les soupçons se sont portés sur l’eau du robinet et une distribution de bouteilles a été mise en place. « Pour que ce soit aussi violent, ce n’est pas le schéma classique d’une gastro-entérite. Nous avons orienté nos recherches soit vers l’eau, soit vers l’alimentation », explique Alexandre Pelangeon, ingénieur responsable Santé Environnement à la délégation départementale de l’agence régionale de Santé qui n’a recensé aucun cas grave nécessitant une hospitalisation.

La commune de Gragnague en Haute-Garonne.
La commune de Gragnague en Haute-Garonne. - Maps4News

Dès jeudi soir, trois contrôles bactériologiques ont été menés par le laboratoire départemental de l’eau à l’école et sur le réseau. « Rien n’est ressorti, nous n’avons retrouvé aucune bactérie de type Escherichia coli dans les prélèvements, nous avons donc levé la suspicion sur l’eau et l’utilisation du robinet », poursuit le responsable sanitaire.

Analyses alimentaires en cours

De son côté, la direction départementale de la protection des populations est en train d’analyser le « plat témoin » servi à la cantine le mardi, jour où les premiers symptômes sont apparus. « Pour l’instant la cause alimentaire n’est pas écartée et vu le schéma cela ressemble à une toxi-infection alimentaire collective. Si les résultats reviennent négatifs, cela peut être viral, il faudra alors faire une analyse des fluides corporels », poursuit Alexandre Pelangeon.

Mais s’il s’agit d’une intoxication alimentaire à la cantine, comment des parents ont-ils pu être contaminés s’interrogent certains d’entre eux sur les réseaux sociaux. La thèse la plus probable serait que les pères et mères ont été infectés lorsqu’ils ont aidé leurs enfants malades, rajoutant un épisode viral à l’intoxication.